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26 septembre 2018

BD Express #10

I.R.$, tomes 8 à 18, de Vrancken et Desberg

Après ma découverte des premiers tomes de I.R.$, j'ai poursuivi mes emprunts à la bibliothèque et dévoré toute la série.

Il faut dire que les auteurs s'y entendent à prouver qu'on peut avoir un personnage principal guère plus sympathique que cela mais qui accroche le lecteur. Larry Max est clairement de ceux-là. Notamment parce que Desberg distille au goutte à goutte les indices qui éclairent son passé, sans pour autant mettre de côté les enquêtes principales formées par chaque diptyque. Ici, il offre un virage intéressant à son héros, offrant un nouveau souffle à la série au passage.

Le dessin de Vrancken lui n'est pas plus agréable sur les derniers tomes que sur les premiers. Mais on finit par s'y faire, à l'exception peut être de certaines planches du dernier album qui sont tout de même très mauvaises, au point de se demander si c'est bien Larry qui est représenté.

Une série distrayante, que j'ai pris plaisir à découvrir. Si je la recommande en emprunt de bibliothèque, elle n'est pas pour autant un inconditionnel à avoir absolument chez soi. Il lui manque ce petit supplément d'âme.



Vin, gloire et bonté, de Bunisset et Liotti

Annabelle est drôle, jolie, névrosée, très psychanalysée, et... en instance de divorce. Parisienne jusqu’au bout des ongles, elle est aussi journaliste pour un très gros hebdomadaire français. Alors qu’elle n’y connait absolument rien en matière de vin, son patron (qui est également son père) lui commande un dossier de 50 pages sur le vignoble bordelais. Ni une, ni deux, Annabelle fourgue ses deux ados à son ex-mari avant de se catapulter, valise sous le bras, sur le quai de la gare Montparnasse. Direction la capitale girondine : Bordeaux ! Au cours de son séjour (trois mois d’immersion totale dans le milieu viticole locale), rien ne lui sera épargné...

Ou comment se faire avoir parfois par une couverture. C'est sans préméditation que j'ai emprunté cette bande dessinée, attirée par la quatrième de couverture et par l'idée de trouver une variante des Ignorants de Davodeau. On ne pourrait en être plus éloigné ! J'ai failli ne pas en venir à bout : il n'y a pas d'histoire et les personnages sont tous plus puants les uns que les autres. Sous couvert de satire, qui clashe autant les parisiens, la noblesse du bouchon ou les petites mains qui travaillent ces terres, les dialogues sont gratuitement grossiers. Personne ne trouve grâce ou n'apporte un semblant de rédemption.

C'est plat, répétitif, facilement vulgaire. À ignorer complètement !


Les beaux étés, tome 4 : Le repos du guerrier, de Zidrou et Jordi Lafebre

Dans ce 4e tome, nous retrouvons les Faldérault au complet : Pierre, Madeleine et leurs quatre enfants, auxquels s'est joint Jean-Manu, le petit ami de Nicole. Cet été sera celui du grand changement : Pierre est devenu copropriétaire d'une villa toute neuve, clé sur porte, dans la campagne provençale ! En route ! La clé, ils l'ont - mais où diable se trouvent la porte et la villa ?... Plus que jamais, l'aventure est au programme, et c'est avec bonne humeur que la famille se serre les coudes. L'été des Faldérault, c'est sacré ! Et celui-là va drôlement marquer les mémoires...

Un album avec un scénario un poil en dessous des précédents, car il manque à mon goût d'accrochage entre les personnages. Il faut dire que les enfants ont bien grandi. Tout tourne davantage autour de l'ambiance que la famille sait créer en vacances, loin de leur vie quotidienne. On passe tout de même un bon moment auprès de tous les membres Faldérault, notamment grâce au dessin tendre de Jordi Lafebre. On se remémore nos propres jours de vacances d'été, lorsque le temps semblait comme suspendu et qu'on avait l'éternité devant nous.

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Vin, gloire et bonté : j'adore le titre !

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-mots : moi aussi la référence m'a fait sourire. Mais passe vite ton chemin !