ShareThis

25 janvier 2019

L'empereur de Paris, de Jean-François Richet

Film français de Jean-François Richet sorti le 19 décembre 2018, avec Vincent Cassel, Freya Mavor et Denis Ménochet.

L'histoire : Sous le règne de Napoléon, François Vidocq, le seul homme à s'être échappé des plus grands bagnes du pays, est une légende des bas-fonds parisiens. Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, l'ex-bagnard essaye de se faire oublier sous les traits d'un simple commerçant. Son passé le rattrape pourtant, et, après avoir été accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, il propose un marché au chef de la sûreté : il rejoint la police pour combattre la pègre, en échange de sa liberté. Malgré des résultats exceptionnels, il provoque l'hostilité de ses confrères policiers et la fureur de la pègre qui a mis sa tête à prix...

Mon avis : Voilà un film somme toute correct mais vraiment peu mémorable. Le personnage de Vidocq aurait pourtant permis d'en faire et d'en dire beaucoup. Malheureusement le réalisateur se contente du strict minimum : vous donner envie d'aller approfondir la question par vous-même.

Ça commençait en fait assez mal, avec une caméra toujours en mouvement pour filmer des personnages eux aussi en plein mouvements rapides, donnant du coup ce sentiment d'illisibilité de la scène, limite à vous donner le tournis. Mais ce défaut ne se reproduit guère, les situations suivantes étant globalement plus évidentes. Peut être trop d'ailleurs ? Car le scénario est réduit à un strict nécessaire et donne un récit cousu de fil blanc, délaissant des à-côtés pourtant riches : contexte politique, construction d'une police, monde des hors-la-loi... et devenant bien trop simpliste en se concentrant sur la rédemption d'un Vidocq présenté comme injustement pourchassé de toute part.

Vincent Cassel est à l'étroit dans ce rôle. Il pourrait y faire des merveilles, déployé davantage sa palette. Il a le physique et le ton pour être le parfait Vidocq. Mais il est ici contraint par le classicisme et la simplicité du récit. Les seconds rôles ne sont que des faire-valoir. Les décors tirent par contre le film vers le haut, la reconstitution du Paris sous ce début d'Empire napoléonien est belle. On passe des bas-fonds aux ors des palais avec autant de brio. Seulement aucune scène particulièrement marquante ne se détache de ce récit.

Bref, un film sans relief tout à fait dispensable, sans pour autant être totalement mauvais.

2 commentaires :

dasola1@laposte.net a dit…

Bonjour Lewerentz, c'est quand même mieux que la version de Pitof avec Depardieu. J'ai passé un bon moment. Bonne après-midi.

La chèvre grise a dit…

@ Dasola : je ne l'ai pas vu, je ne peux pas dire :) Et avec Depardieu, je n'ai aucune envie de la voir du coup !