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06 novembre 2019

BD Express #17

Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB : après la guerre, de Jacques Tardi

À son retour de captivité en 1946, René Tardi et sa femme ont un fils, Jacques. N’ayant pas trouvé de travail, René reste dans l'armée et est envoyé dans la zone d’occupation française... en Allemagne ! Bientôt, Jacques et sa mère l’y rejoignent et découvrent un pays en ruines, mais déjà en pleine reconstruction grâce à l’aide américaine. De Valence à Coblence, Tardi achève dans ce troisième tome le récit du périple de son père, du début à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ouvre pour la première fois une porte sur son enfance.

Mon avis : Ce troisième tome clos l'histoire de René Tardi lors de la seconde guerre mondiale. Je l'ai peut être trouvé un poil moins intéressant, car plus centré sur Jacques et ses premiers souvenirs d'enfance que sur ce que vit son père. Il n'y a plus les interactions entre ces deux générations, ce qui faisait le charme des deux tomes précédents. Il n'empêche que cet album reste intéressant à lire pour le point de vue qu'il offre sur la division d'une Allemagne multi-occupée et parce qu'il montre que la guerre ne s'est pas véritablement terminée en 1945 : les conséquences, parfois militaires, se firent sentir encore longtemps après.


Saga, tomes 8 et 9 de Fiona Staples et Brian K. Vaughan

La bibliothèque ayant enfin acquis les tomes 8 et 9 de Saga, je les ai empruntés. Anticipant la difficulté de me replonger dans l'univers, plus d'un an après la lecture du tome 7, j'ai aussi re-emprunté ce dernier. Je continue de trouver dommage que l'éditeur ne propose pas un petit récapitulatif des épisodes précédents en début de volume. Bref, j'ai beaucoup aimé ces deux nouveaux tomes, où on retrouve tout le charme des personnages et cette ambiance si particulière. Et surtout, le fait que tout ne se termine pas toujours bien : cette fois, Alana et Marko vont devoir faire face à plusieurs pertes.
Le tome 9 se termine sur un climax qui nous laissent terriblement frustrés de devoir encore attendre la suite. Les auteurs savent se renouveler et éviter l'ennui ou la répétition.


L'incal, de Jorodowksy et Moebius

Dans un futur lointain, une autre galaxie ou un autre espace temps, l'Incal et l'immense pouvoir qu'il confère exacerbent toutes les convoitises. John Difool, minable détective de classe R adepte d'homéoputes et de bon ouisky se retrouve embarqué malgré lui dans cette course à l'Incal. Il aura affaire à des mouettes qui parlent, des extraterrestres idiots, un empire dictatorial ultra violent, des rats de 15 mètres commandés par une déesse nue, une bataille mémorable dans une fourmilière, une secte adepte des trous noirs, et enfin une bataille intersidérale entre le bien et le mal.

Mon avis : Cette fois, ce sera un bref avis pour cause d'abandon. Je n'ai pas accroché au dessin de Moebius, vieilli autant par le crayonné que par les couleurs. Il faut dire qu'il s'agit de 6 tomes parus de 1981 à 1988. Je n'ai pas non plus aimé le personnage principal de John Difool (avec un nom pareil, je me demande toujours où est Doc), un peu beaucoup abruti sur les bords, ni sur l'univers proposé. Ceci dit, ce dernier m'intrigue et je vois bien le potentiel cinématographique qu'il y aurait à exploiter. Un jour peut être un réalisateur s'y frottera...