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07 février 2020

Exposition : Léonard de Vinci


Voici l'exposition qui a agité le monde culturel sur le deuxième semestre 2019. Il est encore temps d'y aller, si vous n'en avez pas eu l'occasion : elle ferme ses portes à la fin du mois ! En attendant, voici un petit aperçu et mes impressions.

Cette exposition fête les 500 ans de la disparition de Léonard de Vinci, né en 1452 et mort en 1519. Le peintre le plus iconique de la Renaissance italienne, rien de moins. Élève de Verrocchio à Florence, il s'établit à Milan vers 1482 où il conçoit la Cène qui le rend célèbre. De retour à Florence, à nouveau Milan, puis Rome, il va enchaîner les œuvres qui confirment son génie.En 1516, il quitte l'Italie à l'invitation de François Ier et finira ses jours en France.

L'exposition commence par montrer l'idée que l'espace et la forme sont engendrés par les jeux d'ombres et de lumières. On débute donc avec différents détails de draperies des ateliers de Verrocchio ou de Léonard lui-même, avant d'arriver sur une première pépite : le plus ancien dessin daté de de Vinci.

Paysage de la vallée de l'Arno, plume et encre brune, de Vinci, 1473

La suite s'attache à montrer que la liberté de l'esprit et de la main de l'artiste tend à saisir la forme vraie.

Étude pour une sainte Marie Madeleine, plume et encre brune, de Vinci, 1478-1480

Étude de perspective pour l'Adoration des Mages, pointe de métal, plume et encre brune, lavis brun, rehauts de blanc sur papier crème, de Vinci, 1480-1481
Dans l'exposition sont présentées certaines réflectographies infrarouges de plusieurs peintures, bizarrement non exposées à côté de la toile originale. Dommage car cela aurait grandement facilité la comparaison, puisque ces examens scientifiques permettent de révéler le dessin préparatoire que l'artiste à poser sur le support, avant les couches de peinture. Difficile de jouer au jeu des sept erreurs dans ces conditions !

La Vierge à l'Enfant, dite Madone Benois, huile sur bois, transposée sur toile, de Vinci, 1480-1482


Réflectographie de la Vierge à l'Enfant, dite Madone Benois de de Vinci. Elle montre des repentirs sur la position de l'enfant, que Léonard de Vinci a rapproché de sa mère.

Saint Jérôme pénitent, huile sur bois de noyer, de Vinci, 1480-1482. Parfait exemple de la tendance à l'inachèvement du maître, conséquence de sa liberté créatrice

Portrait d'une dame de la cour de Milan, dite La Belle Ferronnière, huile sur bois de noyer, de Vinci, 1490-1497

Réflectographie de La Belle Ferronnière de de Vinci.

Impossible de célébrer Léonard de Vinci sans parler science. Car pour un maître du dessin, le moyen est évident pour exprimer des relations entre les formes, questionnant le monde qui l'entoure. Observations, réflexions, recherches, expériences se font jour par un mélange d'écriture et de dessin. Et ce, sur n'importe quel type de support, de la grande planche au tout petit carnet. Manqueront à l'exposition la présence de certaines des machines conçues par le maître.

La quadrature de la couronne du cercle. Essais de quadratures diverses, plume et encre brune, de Vinci, 1505

Léonard conteste la règle de division d'une fraction par une fraction, plume et encre brune, de Vinci, 1497-1502/1504
Compas, dispositifs et considérations diverses, sanguine, de Vinci, 1493-1494

Anatomie, Crâne sectionné, plume, encre brune et lavis brun sur papier, de Vinci, 1489
Technologie, Char et Hélicoptère, plume et encre brune, de Vinci, 1487-1489

L'homme de Vitruve, pointe métallique, plume et encre burne, lavis brun sur papier préparé blanc, de Vinci, 1489-1490

Tête de femme, dite La Scapiliata, Terre d'ombre, rehauts de blanc sur bois, de Vinci, 1500-1510

Réflectographie de la Tête de femme, dite La Scapiliata, de de Vinci

Salvator Mundi, huile sur bois de noyer, de Vinci, 1505-1515

Réflectographie du Salvator Mundi, de de Vinci

Pour ceux qui sont des habitués du Louvre, ou qui ont eu l'occasion de voir l'exposition en 2012 sur sa Sainte Anne, les seules nouveautés seront donc, en plus des réflectographies, essentiellement les croquis scientifiques et la présence de deux tableaux d'exception : "L'homme de Vitruve" et le "Savator Mundi". Autrement, il faut reconnaître que la foule rend le parcours difficile dans les différentes salles et les choix de scénographie sont vraiment étonnants de la part d'un si grand musée et pour une exposition qu'on savait tous soumise à une forte affluence bien avant son ouverture !


Informations utiles :

Du 24 octobre 2019 au 24 février 2020
tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi et nocturnes les mercredis et vendredis jusqu’à 21h45

Musée du Louvre, Hall Napoléon
Tel : 01 40 20 53 17

Tarif : Accès avec le billet d’entrée au musée 17€
Site du musée du Louvre : ici

7 commentaires :

keisha a dit…

Tu confirmes que ce n'est pas une exposition parfaite, j'ai déjà rencontré des visiteurs déçus.

La chèvre grise a dit…

@ keisha : oui je confirme. Le plus surprenant étant qu'il n'y a rien à partir de son arrivée en France, notamment aucune machine. Quel dommage !

Mariejuliet a dit…

Pas trop de regret alors, je voulais aller la voir mais il n'y a plus de place.

keisha a dit…

Question machines j'en ai eu plein dans ma région, dans divers endroits (autour de chambord, ça s'explique ^_^)

La chèvre grise a dit…

@ MJ : non, si tu as eu l'occasion d'en voir d'autres sur lui, pas trop de regrets à avoir.

@ Keisha : bah oui, y en a pleins sur la Loire, pas forcément très loin. Bon, j'imagine que ce n'est pas très facile à transporter, et qu'il faut beaucoup de place pour stocker. Mais au moins une, avec un croquis correspondant, ça aurait été top !

Alex Mot-à-Mots a dit…

Les nocturnes à venir font aussi parler de cette exposition.

La chèvre grise a dit…

@ Alex mot-à-mots : et il semble que le musée ouvre aussi gratuitement l'exposition sur les dernières dates !