L'auteur : Né en octobre 1948, Flemming Jensen est un écrivain, acteur et humoriste danois. Il a notamment écrit Imaqa déjà présenté sur ce blog.
L'histoire : Max est conseiller politique de haut niveau. Il est l'homme de l'ombre, génie réputé pour sortir indemne des situations les plus complexes. Seulement, cette fois, Max a assassiné son meilleur ami, Tom, qui est aussi, accessoirement, le Premier ministre danois. Tom se montrait bien peu reconnaissant alors que, sans l'entremise de Max, il ne serait jamais parvenu au sommet. Mais le tuer à coups de bouteille de whisky était peut-être une erreur. D'autant qu'une scoute un peu trop curieuse a sans doute été témoin de la scène.
Expert en manipulation, Max doit improviser une histoire vraisemblable pour échapper aux soupçons de cette jeune femme décidément gênante, le tout sous le regard ironique du narrateur, un braqueur de banque à l'humour désarmant.
Mon avis : Est-ce parce que j'avais déjà lu et apprécié un précédent roman de l'auteur que j'avais noté ce titre ? En tout cas, il est resté longtemps dans mes envies de lecture jusqu'à ce que je le trouve récemment d'occasion. Comme il est court, j'ai choisi de le lire rapidement. Et j'ai été déçue. Entre les digressions du narrateur qui ne font pas avancer l'histoire et dont l'humour n'a pas fait mouche, le personnage de Max qui n'est pas particulièrement sympathique, le huis clos (puisque tout se passe dans un hangar à bateaux) qui ne dépayse pas beaucoup, le récit rocambolesque et loufoque mais dans lequel j'ai peiné à entrer...
Le plus gênant étant surement de ne jamais vraiment s'attacher à aucun personnage, de ne pas pouvoir goûter la subtilité de leur psychologie. Comme par exemple Signe, la jeune scout, dont on ne sait si elle est idiote, manipulée ou bien au contraire très habile. Pourtant, le narrateur se positionnant d'entrée de jeu comme omniscient, il devrait être en mesure de nous faire apprécier ce genre de détails, apportant au récit une touche d'humour pince sans rire, impliquant le lecteur dans un jeu de dupes.
Seul point positif, le contexte politique intéressant qui explique la dynamique entre les États-Unis et le Danemark sur la question groenlandaise.
Le blues du braqueur de banque, de Flemming Jensen
Traduit par Andreas Saint-Bonnet
Traduit par Andreas Saint-Bonnet
Éditions Actes Sud Babel
Octobre 2014

Buzarre, je reconnais mon parcours. de l'auteur, j'avais vraiment aimé imaqa (je recommande toujours et encore plus!) et démarré ce blues du braqueur, le flop, et abandon. Tu n'es pas seule.
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