L'histoire : Île d'Hokkaido.
Les mots de sa mère résonnent encore.
" C'est ta faute. Pars ! Et ne reviens qu'après l'avoir tuée. "Dans la forêt ancestrale, le vent s'accroche aux arbres, la nuit avale les bruits.
La jeune Nepka avance, l'arc au poing, le cœur serré.
C'est le début d'une traque qui durera quatre saisons. Dans cette histoire si ancienne et pourtant si proche de nous s'affrontent l'amour et la loyauté, naissent les peurs et les fantômes.
Découvrez le destin de Nepka, contrainte à fuir pour comprendre qui elle est.
Mon avis : Dans cet album, on part à la découverte du peuple Aïnou, qui m'était totalement inconnu. On suit la jeune Nepka dans un conte initiatique : se voyant confier une oursonne destinée à un sacrifice rituel lorsqu'elle aura atteint l'âge voulu, la jeune fille ne peu se résoudre à l'abandonner le moment venu. Cela l'amène à entrer en conflit avec ses traditions, avant de se poser la question de son propre chemin de vie. Elle s'affranchit ainsi des attentes des autres et ne compte plus que sur elle même pour décider de ce qui est bon ou mauvais et de ce qu'il convient de faire.
Graphiquement c'est très beau, tout en teintes douces pour les moments introspectifs et en teintes plus soutenues pour les moments d'action. Malgré la beauté des planches, je n'ai pas complètement été emportée par le récit, somme toute assez classique et dont la poésie très présente, ne laisse que peu de densité à l'histoire racontée ici. Et puis, on en découvre bien peu sur la culture Aïnoue et c'est là un gros bémol à mon sens.
Pas mon genre, de Yatuu
L'histoire : Une bande dessinée sur la théorie du genre, les clichés et les stéréotypes, expliquant qu’il n’est pas facile de trouver sa place dans la société en étant une jeune fille ou une jeune femme qui n’aime ni la mode, ni les poupées, ni la danse, ni la couleur rose.
Mon avis : Une bande dessinée sans prétention qui explore les clichés sur les filles pour mieux les tourner en dérision. Ca se lit très facilement, ça fait sourire et réfléchir et toute femme se retrouvera à un moment donné. Les hommes aussi pourrait le lire et apprendre quelques trucs.
Après, je trouve que ça reste vraiment trop en surface, n'abordant pas par exemple l'aspect financier - les produits pour filles/femmes sont plus chers que ceux pour les hommes/garçons et ce pour la seule raison qu'on s'obstine à mettre du rose sur le paquet. L'autrice ne donne pas vraiment de clé pour en sortir. Alors bien sûr, la première étape est la prise de conscience et cet album fait donc œuvre éducative. Mais même sur cet aspect, Yatuu va parfois un peu trop loin de le caricatural, frisant le ridicule et perdant un peu le lecteur.
Lady of Shalott, de Ceppi
L'histoire : La "Brigade des Affaires Réservées" (B.E.R.) est confrontée depuis quelques semaines à une série de crimes particulièrement sadiques, mis en scènes de façon à reproduire des œuvres picturales célèbres de Bacon, Picasso, Schiele, Goya… Un manuscrit découvert chez une connaissance de Stéphane Clément, elle aussi assassinée, démontre que les victimes sont toutes liées à des faits commis en 1971 aux Arts Décoratifs de Genève.
Une course contre la montre s'engage. Qui veut solder des comptes vieux de 40 ans ?
Mon avis : Cet album semble être le 14e d'une série mettant en scène Stéphane Clément. Enfin, ici, on ne le voit pas beaucoup car il est un personnage secondaire, et si cela se sent, ça n'empêchera pas un nouveau lecteur de s'y retrouver.
Première chose à remarquer : les dessins sont hideux. Très sombres, les visages très marqués et pourtant pas si expressifs que ça ce qui les rend difficile à identifier. Les couleurs également ne sont guère alléchantes. Vraiment pas une réussite. Et encore moins quand elle empêche parfois, à cause d'ellipse dans la narration, de s'y retrouver.
Quant à l'histoire, elle est brouillonne. Il y a de l'idée : un meurtrier reproduit des tableaux célèbres dans des mises en scène macabres pour se venger. Mais ce n'est pas très original, ça a déjà été vu



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