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03 juillet 2011

Je n'ai pas peur [Niccolò Ammaniti]


L'auteur : Niccolò Ammaniti est un écrivain italien né en septembre 1966 à Rome.
Son roman Je n'ai pas peur obtient le prix Viareggio et est adapté au cinéma.

L'histoire : "Si on ne partait pas à bicyclette, on restait dans la rue à jouer au foot, au ballon prisonnier, à un deux trois soleil, ou bien sous l'auvent du hangar à glandouiller.
On pouvait faire ce qu'on voulait. Des voitures, il n'en passait pas. Des dangers, il n'y en avait pas. Et les grands restaient cloîtrés à la maison, comme des crapauds qui attendent que baisse la chaleur."
L'été le plus chaud du siècle. Quatre maisons perdues au milieu de nulle part. Les adultes se terrent le jour et complotent la nuit. Six gamins s'aventurent à vélo dans la campagne brûlante. Au cœur de cet océan de blé, il est un secret effrayant, un secret dont la découverte changera à jamais la vie de l'un deux, Michele...

Mon avis : La chaleur de l’été, une chaleur écrasante, propice aux siestes et aux élucubrations.
Pendant ce temps les enfants jouent et se lancent des défis, pour tuer l’ennui. Les relations entre les différents membres de la bande sont d’ailleurs bien décrites. J’avais l’impression de me retrouver dans ma jeunesse, lorsqu’on se raconte des histoires pour passer le temps plus vite, tout en ne voulant pas que se termine les vacances. Une ambiance qui m’a rappelée Nuit d’été de Dan Simmons. Sauf qu’ici, rien de fantastique, mais la description d’une vague criminelle des années 70-80 en Italie, où les enlèvements étaient monnaie courante.
Bien que le narrateur soit un enfant, l’histoire racontée n’est absolument pas une histoire pour enfants. La population d’Acqua Traverse, petit village du Sud de l’Italie, en 1978, est pauvre. Et pour sortir de ce marasme, tous se liguent contre une riche famille du Nord. Michele va se retrouver, en toute innocence, mêlé à cette sombre histoire, confronté à des actes qu’il ne comprend pas de la part des adultes, qui tuent toute forme d’espoir. Et pourtant Michele ne semble pas prendre pleinement conscience de ce qui se trame autour de lui, jusqu’au dénouement tragique.

Traduction ou volonté de donner une tonalité enfantine au récit ? Dans les deux cas, j’ai été gênée par la narration : on passe parfois du coq à l’âne, certaines concordances des temps ne sont pas respectées ce qui perturbe la lecture et la compréhension. Ce qui fait un bilan en demi-teinte : le sujet était vraiment très intéressant mais la narration ne m’a pas convaincue.


Dans le cadre du Circle Challenge ABC, voici la lettre A (4/26).

6 commentaires :

volcan a dit…

Je suis content que tu es aimé le thème. J'avais pour ma part vu le film avant de lire le livre et le sujet m'avait touché. Je l'avais personnellement lu en italien et la narration fonctionnait très bien...

Je pense en effet qu'il s'agit d'une traduction approximative comme souvent pour les romans italiens.

Que vas-tu lire ensuite ? :)

Petite Fleur a dit…

Je suis toujours coincée avec Zola, ça n'avance pas !

volcan a dit…

Je suis désolé... Je m'étais dit qu'un classique serait bien... Il est long ? Lourd ?

Manu a dit…

Un roman que je note, puis que j'efface puis que je renote. Je finirai sûrement par le lire.

Petite Fleur a dit…

@ Volcan : tu ne l'as pas lu ?

@ Manu : Je ne suis pas mécontente de l'avoir lu, je connais au final peu la littérature italienne.

Val84 a dit…

Moi j'ai vu le film. J'ai bien aimé!