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14 janvier 2012

10 000 litres d'horreur pure [Thomas Gunzig]



L'auteur : Thomas Gunzig est un écrivain belge francophone, né en septembre 1970.

L'histoire : Cinq étudiants partent en week-end dans un chalet perdu au bord d'un lac pour se détendre après leurs examens. À la nuit tombée, ils aperçoivent une ombre qui les observe en lisière de la forêt. Le cauchemar va commencer...

Mon avis : C'est reparti pour les découvertes dues aux collègues. Cette fois, c'est Loesha qui me fait découvrir ce titre. Elle est fan de films d'horreur.
Moi, pas forcément, même si j'ai vu quelques classiques du genre, je pense, dont Massacre à la tronçonneuse, à Scream aussi. Alors, quand on sait que tout dans ce roman est fait de références, je n'ai pas forcément été à même de toutes les retrouver. Mais peu importe : je connais les codes du genre et j'ai donc pu apprécier ma lecture.
Après les examens, 5 jeunes décident de se détendre dans le chalet de l'un d'eux, au bord d'un lac isolé. Après une partie de jambes en l'air, deux jeunes sortent en pleine nuit dans la forêt : ils ont cru voir une ombre bouger. Les personnages sont volontairement caricaturaux : le sportif qui ne pense qu'à coucher et se droguer, la bimbo qui ne pense qu'à sortir avec un mec en vue, un puceau  intello, le gentil couple... et bien sûr la menace qui plane d'un ou de plusieurs tueurs psychopathes. Tous les ingrédients du slasher donc.
Pourtant, nous le savons tous : 1) pas de sexe avant le mariage 2) ne pas sortir la nuit 3) ne pas se séparer 4) ne pas  changer de plan en cours de route... On ne peut s'empêcher de sentir venir la catastrophe à chaque choix des personnages et de leur dire "Non !". Une ambiance lourde que l'auteur tourne vite en dérision : ce n'est absolument pas crédible (l'explication du lac notamment) et c'est ce qui en fait la saveur ! J'ai par exemple adoré le passage où Patrice récite ses cours de chimie alors qu'il baigne dans une mare de corps plus ou moins en décomposition.

Par contre, je n'ai pas apprécié les illustrations de Blanquet, qui m'ont rappelé le côté ero guro de La jeune fille aux camélias et m'ont mises mal à l'aise.

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Pas sûre d'être tentée par le genre non plus.

smellslikerock a dit…

Ce livre je l'ai trouvé dans une foire aux livres, planqué entre deux énormes volumes et, contrairement à toi, c'est la couverture qui m'a poussé à l'acheter. Je m'attendais à un banal livre qui tente de se donner un genre "horreur" et qui allait m'ennuyer au bout de 10 pages et finalement, ce fut une très bonne surprise. Ce livre est bourré d'humour et tourne en dérision tous les classiques du genre. Je n'ai identifié toutes les références non plus mais j'ai passé un super moment pendant ma lecture :)