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10 juin 2012

Le poids des secrets 4, Wasurenagusa [Aki Shimazaki]

Après Tsubaki, Hamaguri et Tsubame, voici le quatrième tome du Poids des secrets d'Aki Shimazaki.

L'histoire : Après un premier mariage raté, Kenji Takahashi découvre qu'il est stérile. Accablé, il quitte la maison familiale. Seule compte encore pour lui sa nurse, Sono. Lorsqu'il fait la connaissance de Mariko, qui vit seule avec son fils Yukio, il en tombe amoureux et l'épouse contre l'avis de ses parents, qui le déshéritent.
Quarante-six ans plus tard, retraité et affaibli, il recherche les traces de Sono. Au moment où il retrouve sa tombe, sur laquelle est inscrit le nom de la fleur de myosotis (wasurenagusa), il découvre le secret de ses origines et le malheur qui a frappé ses parents.

Mon avis : Que dire de nouveau sur cette saga, que je n’ai pas déjà évoqué pour les tomes précédents ou qui n’ait pas été déjà dit par d’autres ? C’est toujours le même style simple et épuré qui fait le charme de ces petites histoires personnelles s’entrelaçant pour former une seule histoire familiale.
Cette fois, c’est le mari de Mariko que nous suivons. L’auteur évoque avec délicatesse la détresse d’un homme s’apercevant de sa stérilité, fait de repli sur soi et d’attente. Qui est-il ? Choisit-il son destin ? Osera-t-il s’opposer à la volonté de ses parents pour construire son propre bonheur ?
Il se dégage de Kenji une douceur de vivre, une vraie tendresse et une vraie acceptation des différences. A aucun moment on ne le sent en train de juger Mariko ou quiconque pour les erreurs ou les choix qu’ils ont faits. J’ai trouvé dommage toutefois que nous ne découvrions quasi rien de l’histoire du Japon, contrairement aux épisodes précédents où on découvrait le tremblement de terre de 1923 ou encore l’intolérance envers les Coréens émigrés. Et bien que Kenji soit vraiment très sympathique, je ne me suis pas particulièrement impliquée dans son histoire. J’ai trouvé que cela manquait de recontextualisation culturelle. Certes, se dessine en transparence du récit l’importance des traditions et de la famille, mais ce n’était pas assez clair à mon goût, d’autant que cela n’a jamais été un problème pour nos trois personnages précédents.
On se retrouve bientôt pour le dernier tome.

1 commentaires :

Kllouche a dit…

Le manque de poésie dans Bifteck, (et c'est vrai qu'il n'y en a pas!) ne m'a pas dérangée! J'ai rit , beaucoup, et ça m'a suffit pour dévorer ma lecture =)

Tu as l'air d'aimer la littérature asiatique ^^
Je n'accroche pas du tout , surtout à cause de la culture alors je ne pense pas tester ce livre . Surtout si tu dis que ça manque de "recontextualisation culturelle": je ne vais rien comprendre ^^