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06 juillet 2012

Le poids des secrets, tome 5 : Hotaru [Aki Shimazaki]

Après Tsubaki, Hamaguri, Tsubame et Wasurenagusa, voici le cinquième et dernier tome du Poids des secrets d'Aki Shimazaki.

L'histoire : À la saison des lucioles (hotaru), lorsqu'elle rend visite à sa grand-mère Mariko Takahashi, Tsubaki est loin de se douter que celle-ci lui confiera bientôt le secret qui ronge sa vie depuis cinquante ans, incapable qu'elle fut de le révéler à son mari.
Étudiante en archéologie, Tsubaki apprend à travers cette confession les lois cruelles de la vie : l'innocence et la naïveté des jeunes filles sont souvent abusées par les hommes de pouvoir et d'expérience, et leur destinée s"en trouve à jamais bouleversée.

Mon avis :  Cette fois, l’auteur choisit de nous faire revenir au point de vue de Mariko (après une introduction de sa petite fille). Mais, au lieu d’évoquer son enfance, c’est l’histoire de la naissance de Yukio et de son mariage qui est évoquée sous la forme d’une confession à sa petite fille Tsubaki. Pour clore cette saga, Mariko révèle ce qu’elle a tu si longtemps à son mari Kenji Takahashi.
J’avais beaucoup aimé entendre la voix de Mariko dans Tsubame, et j’ai également beaucoup aimé la retrouver ici. Sa façon de conter son histoire et sa vision des choses, sa retenue face aux drames qui jalonnent son chemin font que ne peut que ressentir de l’empathie pour elle. C’est elle réellement le personnage clé de toute la relation entre les différents personnages.
Ceci dit, je suis assez déçue que ce soit elle qui prenne la parole pour clore cette saga. Il n’est nulle part question du père, monsieur Horibe, et de son point de vue sur l’histoire. D’autant qu’ici, cet éclairage certes nouveau sur ce secret de famille n’apporte en fait rien du tout à la compréhension. Le lecteur savait déjà tout.
L’accent est mis sur la crédulité des jeunes filles, quelques soient les générations concernées : les hommes de pouvoir abusent toujours d’elles. La société japonaise est une société construite par les hommes pour leur agrément. Cet état de fait n’est pas spécifique au Japon et il est dommage que l’auteur ne dévoile pas à nouveau un pan de la culture japonaise que j’avais tant aimé découvrir dans les tomes précédents.
J’ai retrouvé néanmoins avec plaisir ce style simple et épuré qui fait le charme de cette série. Je m’y suis plongée, sans surprise malheureusement, mais confortablement.

3 commentaires :

Manu a dit…

Ce tome m'avait beaucoup déçue car je trouve qu'il n'apporte rien de plus à la série.

Petite Fleur a dit…

@ Manu : Oui j'ai vu ça. Sans être déçue parce que j'ai aimé tout de même ma lecture, je n'ai pas été totalement convaincue, c'est sur.

Alex Mot-à-Mots a dit…

Une très belle série, même si la fin déçoit.