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04 août 2012

Fumiers et Cie [Tom Sharpe]

Après la série Wilt, Le bâtard récalcitrant ou encore Le cru de la comtesse, c'est ici le dernier titre de Sharpe qui trainait depuis bien trop longtemps sur mes étagères que je vous propose.

L'histoire : Où l'on fait la connaissance d'un golden boy déchu, shooté à l'extrait de crapaud, filant à 300 à l'heure sur un engin de malheur... Où un commissaire divisionnaire, tiré comme un lapin par sa femme, manque périr étouffé sous les assauts d'une lesbienne en furie avant de subir un lavage d'estomac pour avoir ingurgité trop de dentifrice... Et, last but not least, où les gars de la brigade criminelle, déguisés en moutons, s'apprêtent à sauver une bande d'adolescents prétendument victimes d'un réseau pédophile...

Mon avis : C’est avec bonheur que j’ai retrouvé la plume de Tom Sharpe et ces imbroglios si comiques. Car encore une fois, et pour la plus grande joie du lecteur qui ne peut que rigoler, ça part dans tous les sens ! On mélange quiproquos et situations abracadabrantes et on obtient un cocktail détonant.
Timothy Bright se fait virer de la banque dans laquelle il travaille. Ruiné, il se retrouve obliger de déposer un paquet compromettant dans le bateau de son oncle, juge très sévère dont certaines personnes entendent bien se venger. Mais, bien avant de pouvoir s’acquitter de sa tâche, il se retrouve drogué, nu et au centre d’un bataille entre sir Arnold, le commissaire de police corrompu et Miss Midden, une vieille fille très à cheval sur les bonnes manières.
Cette fois, la cible de l’auteur c’est la City de Londres et les golden boys qu’elle créé, sous le règne de Margaret Thatcher. Et tout ce petit monde va en prendre pour son grade ; peu en sortiront intacts. À l’exception de Miss Midden, la plus futée, qui réussira à se sortir du piège que lui tend sir Arnold. Car le commissaire divisionnaire n’hésite pas à manipuler et faire chanter les plus hautes instances politiques pour arriver à ses fins. Cela lui coutera beaucoup. Car, comme souvent chez Sharpe, il n’y a qu’un seul personnage qui trouve grâce dans le carnage qu’un seul tout petit élément peut provoquer. L’effet papillon par excellence. Sans oublier de nous faire rire bien sûr, car c’est là le but principal de l’auteur. Les personnages n’étant guère sympathiques, le lecteur se délecte de toutes leurs tentatives et de la pluie d’ennui qui leur tombe dessus. C’est un vrai bonheur d’invraisemblance et de grand n’importe quoi, comme on les aime.
Ce roman correspond à la catégorie Gros mot du challenge Petit Bac 2012 d'Enna. Un petit clic sur le logo !

4 commentaires :

Eimelle a dit…

je ne connais pas cet auteur, mais cela me semble une très bonne lecture de vacances, je note!

Isa a dit…

Voilà une valeur sûre anti-morosité !

Neph a dit…

Chouette ! Maintenant que j'ai terminé les 4 Wilt, je découvre le reste :)

Petite Fleur a dit…

@Eimelle : tout a fait, je te le conseille fortement !

@ Isa : oui, ce sont des lectures qui décoiffent et qui te changent bien les idées.

@ Neph : alors je te conseille fortement "Le batard récalcitrant", qui reste mon préféré.