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02 mai 2016

Une question d'harmonie [Bérengère de Chocqueuse]

L'auteur : Bérengère de Chocqueuse, née à Paris en 1981, a été journaliste et responsable éditoriale. Une question d'harmonie est son premier roman.

L'histoire : Il n'y a pas d'âge pour faire la rencontre de sa vie...

Elle aime l'agitation parisienne, les sorties entre amis, les week-ends chez ses parents ; elle poursuit ses études d'histoire de l'art tout en se demandant ce qu'elle va bien pouvoir faire de sa vie.
Il est musicien de l'Orchestre national de France, il aime s'enfermer dans son appartement en tête à tête avec sa contrebasse et ses piles de livres.
Elle essaie d'en savoir plus sur lui à chacune de leurs entrevues.
Il garde close la porte de son cœur et pourtant il ne manquerait aucun de leurs rendez-vous.
Elle c'est Julia, elle a 25 ans.
Lui c'est Paul, il en a 80.

L'harmonie n'est pas une question d'âge mais de rencontre, et voici l'histoire d'amitié fabuleuse entre deux être que plus d'un demi-siècle sépare mais qui ont tellement à apprendre l'un de l'autre...

Mon avis : En commençant ce roman, je ne m'attendais à rien de précis si ce n'est une jolie histoire d'amitié inter-générationnelle, d'une rencontre improbable qui ferait grandir Julia et rajeunir Paul. Ce n'est malheureusement pas ce que j'ai trouvé.

Ça commence forcément mal car Julia est dès le début trop en demande. C'est ce qui la pousse à proposer ses services à une association qui la met en relation avec Paul. Mais l'amitié sera tardive et tout à fait secondaire, l'entente et la complicité n'existant que sur les dernières pages. Le reste du roman montre une Julia bien trop curieuse et intrusive, cherchant à forcer ses relations avec les autres, que ce soit Paul ou les jeunes hommes de sa génération qu'elle peut rencontrer, allant parfois jusqu'à fouiller dans les affaires personnelles des gens. Paul quant à lui apparaît aigri sans qu'on sache trop pourquoi. En parallèle, nous suivons depuis les années 50 la montée de Paul, jeune homme, à Paris pour des études au Conservatoire, avec sa contrebasse.

J'ai malheureusement trouvé l'ensemble plat, que ce soit dans le style ou dans le fil narratif. Tout est évident. Il n'y a pas de surprise ou d'étapes de vie et tout est traité sur le même ton. Les personnages n'étant guère plus sympathiques que cela, j'ai vécu une lecture où, sans m'être ennuyée, j'ai suivi le tout sans grand intérêt.

Pourquoi continuer jusqu'au bout ma lecture, me direz-vous ? Et bien parce qu'il y a tout de même quelque chose que j'ai apprécié : de la description de la situation de la femme et des luttes des classes dans ces années 50. Si une demoiselle faisait des études, ce n'était pas pour exercer un métier, mais pour avoir un minimum de culture lui permettant de briller en société. Elle était condamnée à rester à la maison, faire de la couture ou préparer à manger à son mari. En même temps, on découvre aussi que les jeunes hommes sont poussés vers la même carrière que leur père et que le mélange de classe sociale est très mal accepté. Il aurait peut-être fallu davantage creusé cette bonne idée de décor pour sauver ce roman.

Une question d'harmonie, de Bérengère de Chocqueuse
Belfond
Avril 2016

3 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Le côté historique a l'air intéressant, mais bon....

c'era una volta a dit…

Arf, je retiens que c'est malheureusement un peu fade... Dommage, surtout qu'en ce moment j'ai surtout envie de rythme et pas de soupirer après ma lecture :p

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-mots : oui, il n'est pas assez développé ici à mon goût.

@ C'era : voilà, fade.