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01 mars 2017

BD Express #5

C'est reparti pour notre rendez-vous BD Express. Et on commence avec Un petit goût de noisette de Vanyda.


L'histoire : Un petit goût de noisette à savourer. Dans ce recueil d'histoires courtes, Vanyda explore l'amour, évoque le moment parfait qui nous échappe parfois, les occasions manquées aussi... Usant des dialogues avec justesse et parcimonie, offrant à chaque tranche de vie sa couleur propre, Vanyda fait se croiser ses personnages. En quelques pages, en quelques jours, Benoît, Corentin, Manon, Aymeric et les autres se rencontrent, s'enthousiasment, pleurent. Un véritable condensé d'émotions pour ce nouveau one-shot!

Mon avis : Des fois, je me demande pourquoi j'insiste. Est-ce que je veux à tout prix retrouver mon âme d'enfant ? Parce que clairement, les albums de Vanyda ne s'adresse pas à moi. Un nouvel exemple avec ce Petit goût de noisette qui va nous raconter des tranches de vie, ou des lycéens et des étudiants vont se croiser : amitié, amour, rendez-vous, occasion manquée, regret... A passer d'un personnage à l'autre, à développer leur histoire en peu de pages, je n'ai rien ressenti pour les êtres que l'auteur met en lumière, elle qui semble pourtant ressentir beaucoup d'empathie pour eux, frisant parfois du coup avec la mièvrerie. Je n'ai pas compris son propos. Nous raconter l'amour sous toutes ses formes ? Peut être, mais ce n'est pas clair.

Même le graphisme ne trouve pas vraiment grâce à mes yeux : très travaillé pourtant, car Vanyda a vraiment son style qui lui est propre et un trait qu'on reconnait toujours, mais peut être trop travaillé justement, il manque terriblement de naturel.

Un petit goût de noisette, de Vanyda
Dargaud



Les tuniques bleues tome 60 : Carte blanche pour un Bleu, de Lambil et Cauvin

L'histoire : À la suite d'une sanglante bataille n'ayant laissé que peu de survivants dans le 22e de cavalerie, le sergent Chesterfield a totalement perdu conscience. Sourd, muet, le regard vide, assis sans bouger sur un fauteuil roulant, il ne semble pas plus vivant qu'une courgette. À tel point que le haut commandement pense à s'en débarrasser. Mais que pourrait-il faire dans un tel état ? Le caporal Blutch, camarade loyal, prend sa défense face à l'état-major et obtient carte blanche pour tenter de ramener à la vie son supérieur. Il a trente jours, pas un de plus, pour essayer désespérément et par tous les moyens de faire réagir le sergent.

Mon avis : Je vais tout de suite répondre à la question que vous vous posez, je le sens : oui, j'ai les 60 tomes dans ma bibliothèque ! Autant vous dire qu'à raison d'un tome par an, il y a du bon et du moins bon. Après d'excellent premiers numéros, qui ont duré pas mal de temps, j'ai vu la série décliner. Je n'en donnais plus très cher, et puis les auteurs ont réussi à trouver un second souffle. Cet album serait-il à nouveau le signe d'un manque d'imagination ?

Car il s'agit clairement d'un album à peu de frais, qui n'est là que pour remplir le quota d'un album par an. Il fait appel à des ficelles bien trop connus des lecteurs, à savoir rappeler les anciens albums. C'est même pire car il s'agit de l'exacte image du tome 29 En avant l'amnésique, si ce n'est que cette fois-ci, on passe de Blutch au sergent Chesterfield dans le rôle du légume. L'histoire est déjà vue et n'a pas d'intérêt. 

Quel dommage !

Les tuniques bleues, tome 60 : Carte blanche pour un Bleu, de Lambil et Cauvin
Dupuis



Chute de vélo, d’Étienne Davodeau


L'histoire : La mère de Jeanne, qui perd la tête, est hospitalisée. Un peu avant que sa maison ne soit mise en vente, la vieille dame a le droit d'y passer quelques jours. En parallèle, ses petits enfants venus la voir vont par accident exacerber la tension entre deux ouvriers qui travaillent juste en face. Puis c'est le drame : la vieille dame disparaît soudain. Toussaint, un vieil ami qui sait bien plus de choses que les autres ne le pensent, va proposer son aide.

Mon avis : Je n'ai pas grand chose à dire sur cette lecture bizarrement. Ce n'était pas cet album là de Davodeau que je voulais emprunter à la bibliothèque mais je l'ai lu sans a priori. L'auteur nous propose ici un drame familial qui fleure bon la chaleur de l'été, comme on en rencontre souvent dans les romans ou les films. Sans être très original, ça se lit bien et les relations entre les personnages sont habilement décrites, pleines de vérité. On voit bien que la chute de vélo se décline en fonction des génération, revêtant pour chacun une dimension bien différente, entre le petit Jean qui apprend à pédaler sans les petites roues et les adultes pour qui la chute peut être plus grave. Mais je ne suis pas sure que j'en garderai un grand souvenir.

Chute de vélo, d’Étienne Davodeau
Dupuis

3 commentaires :

keisha a dit…

Le Davodeau, je l'ai beaucoup aimé... en deuxième lecture!!!
Quant aux tuniques bleues, oui, ça tourne en rond depuis longtemps, j'avais les volumes jusqu'au 40 je crois, j'ai tout cédé en bourse aux livres, zou!

La chèvre grise a dit…

@ Keisha : ah non, j'adore trop les tuniques bleues pour lacher ma collection. Mais il y a clairement des moments où ça s'essouffle. Et sur celui-ci c'est tellement flagrant puisque la même ficelle a déjà été utilisée en intervertissant les personnages ! Pour le Davodeau, il n'est pas mal, juste qu'il ne me laissera pas un grand souvenir.

c'era una volta a dit…

Oh ben moi qui court après le Vanyda depuis des lustres (j'arrive jamais à l'avoir à la bibli!), je me dis que finalement, à te lire, je ne manque pas grand chose.
Peut-être...

Les tuniques bleues, ça a été ma 1ère bd. J'étais en primaire et je garde le souvenir d'une lecture qui m'avait beaucoup amusée. Et puis, bien bien plus tard, j'en ai relu une et là... patatra. Du coup, pas relu. Je crois que je préfère garder au chaud ce souvenir lointain d'un joyeux instant lecture ^^
En tout cas, bravo pour la collection :)

Et le Davodeau, je l'ai lu il y a déjà pas mal de temps. Je crois même que j'avais du en parler dans un billet BD (je crois). Il me semble que je l'avais bien aimé mais j'avoue que là, j'ai du mal à m'en souvenir dans le détail...
Je crois que je m'étais fait la réflexion que c'était du Davodeau tout craché parce qu'il y a une ambiance particulière dans ses BDs.
Mes préférées sont Lulu, femme nue et Les ignorants.
(le chien qui louche est intéressant aussi)