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09 février 2018

Séries #9


The night of


Au lendemain d'une virée nocturne bien arrosée, le jeune Naz, d'origine Pakistanaise, se réveille aux côtés d'une jeune femme baignant dans son sang. Cette dernière a été poignardée et il ne se souvient de rien. Inculpé pour ce meurtre, il est désormais prisonnier du système judiciaire où, parfois, la vérité passe au second plan. Un avocat bon marché mais tenace se propose de l'aider.

Remake américain d'une série britannique de 2008 que je n'ai pas vue, The night of est pour autant une très bonne surprise. Un format court (8 épisodes) parfait pour faire monter la tension sans lasser le téléspectateur, tout en mélangeant habilement les genres : enquête policière, saga judiciaire, thriller psychologique, documentaire sur la survie dans l'univers carcéral, chronique sur le racisme dont souffrent encore les musulmans à New York après le 11 septembre 2001... Des acteurs géniaux, dont je ne citerai que l'épatant John Tuturro, avocat de Nasir Khan (joué par Riz Ahmed, excellent lui aussi) et dévoré par un eczéma plantaire qui fait sourire mais qui n'est que le miroir de ce que vit son client à Rikers.  Chacun a sa moralité, ses raisons d'agir. Tous sont des personnages attachants bien qu'ambigus et qu'on ne comprendra pas toujours. Tous sont des personnages banals au possible dont le quotidien est chamboulé par un événement. On en comprendra l'origine qu'à la toute fin, après avoir douté passablement. Une excellente série que je conseille fortement !


The leftovers


Du jour au lendemain, un 14 octobre en apparence ordinaire, 2% de la population disparaît mystérieusement de la surface de la terre. Ces gens, de tout âge, se sont évanouis dans la nature, sans explication, laissant leurs proches dans l'angoisse, voire le désespoir.

Trois ans plus tard, la vie a repris son cours dans la bourgade de Mapleton, une petit ville près de New York, mais rien n'est plus comme avant. Personne n'a oublié ce qui s'est passé, ni ceux qui ont disparu. A l'approche des cérémonies de commémoration, le chef de la police locale, Kevin Garvey, est en état d'alerte maximale : des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule comparable à une secte...

Il faut plusieurs épisodes pour comprendre ce qui nous est ici proposé et les relations entre les différents personnages. Relations qui seront malmenées. J'ai trouvé qu'après un début intéressant, la série tournait en rond sur des thèmes classiques, l'amour et la perte, mais dont il y avait une belle matière. Beaucoup d'éléments sont posés sans qu'ils soient expliqués, frustrant énormément le spectateur : Pourquoi les membres de la secte s'habillent-ils en blanc ? Pourquoi fument-ils ? Que cherche Dwayne ? Pourquoi des asiatiques ? La litanie des pourquoi est encore longue à la fin de la première saison et quand on prend du recul on se rend compte qu'absolument rien n'a été expliqué. Les personnages ne sont pas très attachants non plus ce qui fait qu'on suit les épisodes en espérant des explications qui ne viendront jamais. Pas de quoi m'entrainer pour voir la deuxième saison.


American gods



Un homme sortant de prison rencontre un vieil escroc qui l'embauche comme garde du corps, et l'entraîne dans un long périple à travers les États-Unis. L'ex-détenu découvrira alors que son "patron" est un ancien dieu nordique en plein combat contre les divinités modernes : Internet, les voitures, la télévision, et tous les nouveaux médias.

Des concepts intéressants à développer, une esthétique qui scotche, des personnages magnétiques et très bien joués par de bons acteurs. Et pourtant, je n'ai pas accroché. Ça traine en longueur, ça se perd dans du psychédélique et on finit par être embarqué sans vraiment savoir ce qu'on regarde et qu'elle est l'histoire, si réellement il y en a une. Car c'est bien ça le défaut principal : le scénario est faiblard. Bref, ce sera sans moi pour la suite.

2 commentaires :

dasola a dit…

Bonjour La chèvre grise, j'ai aussi beaucoup aimé The night of. On est de tout cœur avec Naz. Turturro est excellent. Bonne après-midi.

La chèvre grise a dit…

@ Dasola : Tu as raison de souligner la prestation de Turturro, parfaite !