ShareThis

02 novembre 2018

Les frères Sisters, de Jacques Audiard

Film français de Jacques Audiard, sorti le 19 septembre 2018, avec Joaquin Phoenix, John C. Reilly et Jake Gyllenhaal.

L'histoire : Charlie et Eli Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d'innocents... Ils n'éprouvent aucun état d'âme à tuer. C'est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Eli, lui, ne rêve que d'une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l'Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

Mon avis : Voilà longtemps que je n'avais pas vu une réalisation d'Audiard. La dernière en date remonte tout de même à Un prophète que j'avais beaucoup apprécié malgré quelques réserves. Et cette fois, c'est Mister qui m'a trainée au cinéma, attiré par le côté western. Je n'avais pas lu le synopsis, je ne m'attendais à rien de précis.

Clairement du genre western effectivement, j'ai eu une furieuse tendance à comparer avec Hostiles vu dans la première moitié de l'année et qui relançait magnifiquement le genre. L'ambiance est effectivement comparable, mais si ici il est plus question de la Ruée vers l'or que de se battre contre les Indiens. Si les paysages sont tout aussi grandioses, on n'est un peu moins submergé par cet aspect du film. Car Audiard se concentre sur la relation entre les deux frères Sisters, entre Charlie, perdu dans une soif de violence, et Eli, l'aîné, qui voit bien que tout cela ne pourra pas durer éternellement. Malgré les difficultés de chacun à exister pleinement dans ce duo, le lien entre les deux frères est visible et fascinant. Les sentiments sont là : sans trop en faire, avec justesse, le réalisateur montre la fraternité mais aussi la douleur. Et les acteurs sont tout simplement parfaits dans leur interprétation. La vision donnée des États-Unis ne fait pas rêver : une terre neuve peuplée d'assoiffés et d'égoïstes prêts à s'entretuer pour leur propre bénéfice à court terme.

Un bon moment de cinéma fait d'émotions et d'humour parfois avec des ruptures de ton qui font toujours mouche.

3 commentaires :

hélène a dit…

j'ai juste lu le roman, adoré !

La chèvre grise a dit…

@ Hélène : tu n'as plus qu'à voir le film alors, très bien.

dasola a dit…

Bonsoir La chèvre grise, pas mal du tout comme film mais je préfère les premiers films d'Audiard jusqu'à De battre mon coeur s'est arrêté (inclus). Bonne pause.