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14 février 2020

Séries #16

Chernobyl


26 avril 1986, l'histoire vraie de la pire catastrophe causée par l'homme et de ceux qui ont sacrifié leur vie pour sauver l'Europe du drame. L'explosion d'un réacteur à la centrale nucléaire de Chernobyl, en Ukraine, a de terribles conséquences aussi bien sur le personnel de l'usine, que sur les équipes de secours, la population et l'environnement.

Mini- série en 5 épisodes qui secoue en plongeant dans la plus grande catastrophe nucléaire de l'Histoire. Elle rappelle la puissance destructrice de l'Homme envers lui-même, parce qu'il ne maîtrise pas les outils qu'il utilise. C'est poignant, effrayant, terrifiant même. La mort plane en permanence, dès les premières images. Le spectateur sait la catastrophe inévitable, le cauchemar qui ne fait que commencer : les conséquences environnementales et sanitaires, les nécessaires robots technologiques et biologiques - autrement appelés liquidateurs. On pleurerait presque à voir ces pompiers se précipiter sur le site. Bref, une ambiance oppressante à souhait, qui nous rappelle encore à l'ordre. À voir absolument !


Too old to die young



Dans les bas-fonds de Los Angeles, le quotidien d'un officier de police endeuillé à la suite du meurtre de son coéquipier. Autour de lui, des tueurs à gages, des yakuzas, des cartels mexicains, la mafia russe et des gangs d'adolescents assassins.

Une seule saison pour cette série réalisée par Nicolas Winding Refn. Il faut aimer le style de ce réalisateur car tout est dans l'esthétique et la lenteur, parfois extrême. Chaque épisode fait 75 minutes et il y en a 10. Autant dire qu'il faut prendre son temps. Si cela fascine sur les premiers épisodes, le scénario ne tient pas la route et patine un peu sur la seconde moitié, tombant dans les poncifs habituels d'un conflit entre voyous. Cependant, l'objet est fascinant tout autant que dérangeant. Une expérience à tenter.


Undone 



Après un accident de la route qui a failli lui coûter la vie, Alma se découvre un nouveau rapport au temps et se sert de cette nouvelle capacité pour découvrir la vérité sur la mort de son père.

Là encore, c'est surtout l'objet qui fascine : cette série est en animation rotoscopique, c'est-à-dire un style où on redessine par-dessus des prises en vues réelles, ce qui permet à la fois réalisme et latitude au réalisateur pour modifier ce que l'on souhaite. C'est très esthétique et ça met en scène un univers à la réalité malléable qui fascine et déstabilise tout en même temps. Alma est bouillante de vie. Persuadée de sa réalité, elle cherche à dépasser un deuil ancien au moment où sa sœur se construit une nouvelle vie. À la fois mystérieux et mystique, le scénario intrigue fortement et emporte assez loin alors que la saison n'est composée que de huit épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Deuil, famille, folie, relations humaines... énormément de thèmes sont abordés ici avec brio, sans jamais tomber dans une lecture manichéenne. Indubitablement à voir !

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Je ne connais pas les deux autres, mais j'avais beaucoup aimé Tchernobyl qui fait frois dans le dos à plus d'un titre.

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-mots : Chernobyl est d'autant plus efficace qu'on sait très bien comment tout ceci se termine, malheureusement. On voit le mur arriver, on sait ce que ça va provoquer. Et on n'arrive pas à s'empêcher d'espérer que ça n'arrive pas bizarrement :)