Après le premier tome Mitsuba et le deuxième tome Zakuro, je poursuis ma lecture du cycle Au cœur du Yamato avec Tonbo, de l'autrice canadienne Aki Shimazaki.
L'histoire : Après avoir travaillé sept ans pour la grande compagnie Goshima de Tokyo, Nobu s'est trouvé contraint de démissionner. Il a alors ouvert un juku, où il donne des cours complémentaires pour collégiens. Il réaliser ainsi le rêve de son père, professeur de lycée passionné par son métier, qui s'est suicidé il y a quinze ans. Un jour, l'un des anciens élèves de celui-ci le contacte et insiste pour le rencontrer.
Mon avis : C'est encore une fois avec plaisir que j'ai retrouvé le style d'une apparente simplicité d'Aki Shimazaki. Elle a su me sortir d'une léthargie de lecture qui me durait depuis des mois, me redonner un peu d'envie. Tout en pudeur, ses mots sont toujours précis et juste pour dire les émotions qui gouvernent ses personnages. Et alors que le deuxième tome ne m'avait pas emballée (peut être parce que j'en savais trop peu sur le contexte historique et que j'aurais aimé aller beaucoup plus loin), elle revient ici à un récit qui a su davantage me toucher par le côté un peu plus ordinaire du destin des personnages. La projection est donc plus aisée et on peut se laisser porter par la poésie de l'autrice sans que cela pénalise l'histoire puisqu'on peut plus facilement combler les vides.
Dans ce récit on retrouve Nobu, qui avait démissionné de chez Goshima suite à une mutation géographique qu'on voulait lui imposer. On découvre surtout ce qui est arrivé à son père, dont il poursuit le rêve : tenir un juku. Et on retrouve les thèmes traditionnels de la famille, du secret et des contraintes de la société japonaise, notamment le poids de l'entreprise. Pas de grande nouveauté donc, mais une lecture toujours agréable.
Au cœur du Yamato tome 3 : Tonbo, d'Aki Shimazaki
Éditions Actes SudFévrier 20215

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