L'auteur : Né en 1974 à Séoul, Kim Ho-Yeon a été scénariste de cinéma, auteur de manhwa, éditeur, puis romancier. Il est l’auteur de cinq romans, tous récompensés par de nombreux prix littéraires en Corée.
L'histoire : Madame Yeom est une vieille dame très digne et énergique qui veille avec sollicitude sur le bien-être des employés de sa supérette. Un jour, elle perd sa pochette contenant ses biens les plus précieux dans la gare de Séoul. C’est un vagabond qui va la retrouver et la lui rendre. Un homme abîmé par la vie, qui a oublié son passé et presque l’usage de la parole, mais se fait une idée très précise du bien et du mal. Cette rencontre imprévue va opérer un tournant décisif dans leur vie à tous les deux.
Mon avis : Il y a en ce moment tout une hype en ce moment sur les healing books asiatiques, et souvent plus spécifiquement coréens. Et comme je suis dans une période où je m'intéresse à la Corée du Sud, je n'ai pas pu échapper à la lecture du Vagabond de Séoul.
Healing book, littéralement le roman qui soigne. C'est-à-dire qu'il va traiter de personnes en souffrance, mentale ou physique, et les remettre dans la bonne direction. C'est ce qui se passe ici avec Dogko, un sans domicile qui trouve à la gare de Séoul un portefeuille qu'il va s'employer à rendre à sa légitime propriétaire. Celle-ci, d'une grande bienveillance, va lui proposer un emploi de nuit dans son épicerie. L'homme, qui semble d'une grande naïveté, croise différents personnages. Les interactions qu'il a avec eux les amènent tous à reconsidérer leur vie et la façon d'atteindre leurs objectifs.
Il y a de l'idée, mais je n'ai pas aimé la structure narrative choisie par l'auteur : un chapitre par personnage rencontré, en finissant bien sûr par Dogko lui-même, dont on va lever l'amnésie et découvrir qui il est. On se rend compte aussi qu'il n'avait pas de volonté particulière d'aider les autres, c'est plutôt en se cherchant lui-même qu'il a malencontreusement aidé son prochain. La succession des points de vue empêche la construction d'une réelle histoire et freine l'empathie. De plus, on manque de mise en contexte, de description du décor et de l'environnement. La rédaction a un côté simpliste et naïf qui me gêne.
Il me reste quelques autres titres de ce genre dans ma PAL, j'espère finir par adhérer à l'un, puisque ça a déjà été un échec avec le pourtant tant encensé L'odeur des clémentines grillées.
Le vagabond de Séoul, de Kim Ho-Yeon
Traduit par Lim Yeong-hee et Catherine Biros
Éditions Picquier pour Kindle
Avril 2025

Commentaires
Enregistrer un commentaire