Le Dieu et la Gumiho [Sophie Kim]

L'autrice
: Sophie Kim est une autrice américaine de littérature young adult. D'origine coréenne, elle s'inspire du folklore traditionnel dans ses romans. Le Dieu et la Gumiho est son premier roman adulte.

L'histoire : on châtiment éternel ? Devoir la supporter.
Kim Hani est la gumiho la plus célèbre de Corée du Sud, connue sous le nom de Renarde Écarlate. Contrainte de faire profil bas après avoir dévoré un peu trop d'hommes d'un coup, elle travaille désormais comme barista. Mais ce qu'elle déteste par-dessus tout, c'est le café, ainsi qu'un de ses clients particulièrement agaçant.
Seokga le Déchu est le dieu de la malice. Chassé des cieux après une tentative de putsch ratée, il purge à présent sa peine en traquant des démons. Entre deux captures, il recharge ses batteries en se gavant de café... Si seulement l'insupportable serveuse sur qui il tombe toujours arrêtait de massacrer sa boisson préférée.
Lorsque la Renarde Écarlate réapparaît soudainement, Seokga voit là une chance d'obtenir sa rédemption. Mais Hani est prête à tout pour l'empêcher de l'attraper... Prête à tout ? Sauf peut-être à tomber amoureuse.

Mon avis : Un roman d'urban fantasy qui explore la mythologie coréenne ? Difficile de résister. Cette lecture a, de ce côté là, tenue toutes ses promesses. Le lecteur est plongé dans un univers innovant et très agréable, où les créatures vivent dans le monde des humains sans que ceux-ci s'en rendent compte. C'est un vrai régal que de découvrir toutes ces créatures et de les voir évoluer dans un univers moderne, sous un prétexte bien pensé : une dimension a été fermée, poussant les plus maléfiques à se rebeller dans celle des humains, causant ainsi des dégâts qui deviennent de plus en plus difficile à masquer.

L'autrice vient de la littérature de jeunesse et ça se sent un peu trop à mon goût. Rien n'est exploité à fond : ni les interactions avec les humains (il n'y en a quasiment pas), ni l'enquête (tout est sous le nez de nos enquêteurs), ni la psychologie des personnages (d'une immaturité crasse alors qu'ils sont vraiment très âgés). La romance n'apporte rien d'autres que de rendre notre dieu et sa gumiho aveugles à ce qui les entourent, tellement ils sont occupés à se chicaner. Le côté rusé de Seokga se résume à un être bougon qui passe son temps à bouder là où il aurait pu être vraiment retors. Comme si l'autrice ne voulait pas pousser trop loin son univers, ce qui est bien dommage. 

Bref, un roman qui propose un univers riche et original mais récit trop peu travaillé à mon goût. Je ne sais pas encore si je me laisserai tenter par le deuxième et dernier tome.


Le Dieu et la Gumiho, de Sophie Kim
Traduit par Isabelle Pernot
Éditions Sabran
Juin 2025

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