La saison 2 des Carnets de l'apothicaire est sortie sur Netflix, l'occasion pour moi de revoir la première, de me replonger pleinement dans cette ambiance et d'avoir une furieuse envie de renouer avec ces personnages. J'ai donc ouvert le tome 4.
L'histoire : Que de changements ! Dame Gyokuyo a été sacrée impératrice et Mao Mao ne travaille plus à la cour intérieure. En effet, la jeune fille est retournée au quartier des plaisirs reprendre l'herboristerie de son père adoptif, Luomen. Quant à Jinshi, il n'est plus l'intendant du hougong. Impossible pour lui, après avoir mené la bataille visant à mater la rébellion du clan Shi, de continuer à se cacher derrière sa fausse identité d'eunuque.
Si la situation semble s'être apaisée à la capitale impériale, les ennuis continuent de suivre Mao Mao et cette fois, tout le pays est menacé. Lorsque l'apothicaire est sommée de prendre part à une rencontre diplomatique entre l'empire et ses voisins occidentaux, elle n'a d'autre choix que d'obéir. Mais le voyage vers l'Ouest ne sera pas de tout repos...
Mon avis : Petite baisse de qualité sur ce tome-ci que j'ai trouvé moins mordant que les précédents. Est-ce parce qu'il faut relancer les intrigues qui ont toutes ou presque été soldées lors du time 3 ? Peut-être.
Ici donc, voici Mao Mao exclue du hougong, dont on ne saura rien des agitations qui y ont lieu. On se concentre sur une nouvelle intrigue basée sur une épidémie à venir de sauterelles, entraînant avec elle la famine. En parallèle, Jinshi ne peut plus se cacher derrière un costume d'eunuque et doit pleinement assumer ses responsabilités de fils cadet impérial. Dans ce contexte, un voyage dans les terres de l'Ouest est décidé. On se doute que la route ne sera pas de tout repos.
Mao Mao est-elle totalement incapable de concevoir ce qui se passe entre elle et Jinshi ? J'avoue être agacée de ne pas savoir ce qu'elle en pense réellement alors qu'on sait tout de ses pensées sur les autres sujets. A écouter les autres autour d'elle, elle si fine en général, ne peut pas ne pas savoir que Jinshi lui porte un intérêt qui dépasse sa simple utilité comme pion politique. Ca donne un côté bancal au récit qui est désagréable au bout d'un moment et rend peu crédibles certaines situations. Elle s'obstine dans son incompréhension et ne progresse absolument pas, dans un sens ou dans l'autre. Un peu rigide la demoiselle !
La relation entre les deux prend d'ailleurs des aspects "red flag" (je passe sur la polémique de traduction initiale proposée par la maison d'édition). Ce n'est pas dérangeant en soit puisqu'on s'imagine bien à l'époque que le consentement de la femme n'était pas au cœur des préoccupations de ces messieurs. Juste que le récit étant adressé à de jeunes lecteurs, il faudrait peut être prendre quelques précautions pour reposer le contexte.
J'attends de voir sur le prochain tome si la psychologie de Mao Mao progresse pour savoir si je continue ou non la série des romans.
Traduit par Jean-Baptiste Flamin et Sasha Boucheron
Éditions Lumen
Août 2024

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