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Musée de l'Orangerie

 
Le musée de l’Orangerie est un musée de peintures impressionnistes et postimpressionnistes composé de deux pôles.


Pendant 30 ans, de 1985 à sa mort en 1926, Claude Monet a puisé son inspiration dans le "jardin d'eau" de sa propriété de Giverny en Normandie, et son fameux bassin aux nymphéas ou nénuphars blancs. Ce jardin a été construit par le peintre, et est en constante évolution, au fil des heures et des saisons, la lumière pouvant y être totalement différente.



Monet a peint plus de 250 tableaux dont une quarantaine de grands formats. La plupart de ses paysages sont peints sur le motif avec quelques retouches postérieures. La grande taille des panneaux présentés à l'Orangerie empêche bien sûr cette approche. Le peintre peint d'après-nature à la taille de l'ensemble des études de détail de la surface du bassin et de la végétation. Quant la saison ne s'y prête plus, il travaille alors dans un atelier spécialement conçu pour, à partir de ses études et de ses souvenirs.

 

 

Je ne vous cacherai pas que j’y suis surtout allée pour les Nymphéas de Monet. Et là, on trouve un avantage à la pandémie actuelle qui oblige les musées à des précautions sanitaires offrant des conditions exceptionnelles pour les visiteurs. Je n’ose imaginer le monde habituellement dans ces deux salles dédiées aux chefs-d’œuvre du peintre. Faire une visite lors de la première semaine de reprise fut donc un véritable bonheur, rendant possible de prendre tout son temps pour savourer ces tableaux, sans être gêné en permanence par le public.
 



Le deuxième pôle a été remis à neuf récemment pour proposer un bel écrin à la collection constituée par le galeriste et marchand Paul Guillaume, sous les conseils de Guillaume Apollinaire, lui-même ami de Matisse, Picasso et autres artistes du début du XXe siècle. S’expose donc un primitivisme moderne composé de motifs plus stylisés. Des tableaux de Renoir et Cézanne, inspirateurs de ces nouveaux peintres que sont Matisse, Picasso, Derain, Modigliani, le douanier Rousseau, Marie Laurencin, Soutine… largement plus développés au fil des salles. Je vous propose ci-dessous quelques tableaux de Marie Laurencin et du douanier Rousseau.

Danseuses espagnoles, de Marie Laurencin, huile sur toile vers 1920-1921


Portrait de mademoiselle Chanel, de Marie Laurencin, huile sur toile, 1923
 
 
Portrait de madame Paul Guillaume, de Marie Laurencin, huile sur toile, 1924-1928

 
Les pêcheurs à la ligne, du Douanier Rousseau, huile sur toile, 1908-1909

 
Le navire dans la tempête, du Douanier Rousseau, huile sur toile, vers 1899

 
La carriole du père Junier, du Douanier Rousseau, huile sur toile, 1908

 
 
Informations utiles : 

Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h 
Musée de l'Orangerie
Jardin des Tuileries, Place de la Concorde
75001 Paris 
Tel : 01.44.50.43.00

Tarif : 12,50€
Tarif réduit : 10€

Site du Musée de l'Orangerie ici


Exposition : Magritte/Renoir : Le surréalisme en plein soleil



Pour fêter la réouverture des musées, j'ai choisi d'aller enfin voir les Nymphéas de Monet, dont je vous parlerai bientôt. À cette occasion, je suis tombée sur l'exposition Magritte/Renoir, le surréalisme en plein soleil. Bon Magritte, je vous le disais lors de l'exposition sur l'artiste au Centre Pompidou en 2016, ce n'est pas forcément ma tasse de thé. Cette nouvelle exposition aura été l'occasion de me réconcilier un petit peu avec lui, en découvrant toute une période au final assez méconnue de son œuvre, qui s'étale de 1941 à 1947. Magritte s'évertue à peindre de belles choses, comme en réaction à l'atmosphère de plomb vécue sous l'occupation nazie : des fleurs, des femmes, des arbres. Sans oublier sa touche surréaliste, il s'inspire fortement de Renoir. 
 
Le retour de Magritte, 1940

 
Le retour de flamme de Magritte, 1943


Nu couché, de Renoir, vers 1890-1895


La moisson, de Magritte, 1943

Les œuvres produites, dont environ une cinquantaine de peintures, sont loin d'être anecdotiques. Elles lui inspirent le Manifeste pour un surréalisme en plein soleil, qu'il adresse au chef de file du mouvement, André Breton. Ce dernier lui adresse une fin de non recevoir assez brutale. Magritte met alors fin à sa "période Renoir" en 1948 avec plusieurs tableaux formant la "période Vache".

La préméditation, de Magritte, 1943


Fleurs dans un vase, de Renoir, ver 1896-1898

La magie noire, de Magritte, 1943

La pensée parfaite, de Magritte, 1943

Le somnambule, de Magritte, 1946


Pour mon œil non avisé sur le surréalisme et l'impressionnisme, le mélange des genres est étonnant et fascinant. On retrouve la touche des impressionnistes mais le sujet, la plupart du temps, totalement surréaliste. Des fleurs, des femmes alanguies, des messages positifs.

L'incendie, de Magritte, 1943

Pom' po pon po pon pon pom pon, Magritte, 1948


Informations utiles

Du 19 mai au 19 juillet 2021
Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h 
Musée de l'Orangerie
Jardin des Tuileries, Place de la Concorde
75001 Paris 
Tel : 01.44.50.43.00

Tarif : 12,50€
Tarif réduit : 10€

Site du Musée de l'Orangerie ici