ShareThis

25 octobre 2017

Le nouvel Angyo Onshi [Youn In-wan & Yang Kyung-il]

Les auteurs : Youn In-wan est un manhwaga, équivalent coréen du mangaka, né en juillet 1976 en Corée du Sud. Il travaille beaucoup avec Yang Kyung-il, qui prend en charge les dessins pendant que lui s'occupe du scénario. Le nouvel Angyo Onshi est considéré cependant comme un manga car publié au Japon.

L'histoire : Il était une fois un royaume appelé Jushin. Les Angyo Onshi étaient des agents secrets de ce royaume.

Ces représentants de l'empereur voyageaient incognito à travers le pays, punissant les gouverneurs injustes et secourant les plus démunis. C'étaient, en quelque sorte, des justiciers officiels. Mais un jour, le royaume de Jushin disparut...

Aujourd'hui, un Angyo Onshi solitaire parcourt ce pays à la dérive...

Mon avis : Le nouvel Angyo Onshi a beaucoup de points forts dont le plus évident est de s'inspirer des légendes de la culture coréenne pour les adapter au format japonais du seinen (ou manga pour jeunes hommes). Pour permettre aux lecteurs de comprendre toutes les références dispersées au fil des chapitres, une page explicative clos chaque aventure, reliant les légendes et la réalité, croisant les visions coréennes et japonaises. Ce qui est au passage bien pratique pour le lecteur européen qui n'a pas toujours toutes les clés lui non plus.

Le personnage de Mun Su est un anti-héros. Ce justicier a une manière bien à lui de rendre la justice, mêlant modernité et magie, usant d'armes à feu ou de son médaillon lui permettant d'appeler des soldats fantômes selon les situations. Profondément solitaire et distant, il s'alloue pourtant les services de Sando, une jeune femme un peu énervante : elle passe son temps à pleurer, sauf quand elle doit se battre. Mun Su a des abords froids et apparaît passablement antipathique, même s'il s'avère souvent avoir raison sur sa perception. Il n'hésite pas à mentir, tromper, duper, mais est un excellent stratège.

Planche du Nouvel Angyo Onshi
Les dessins très modernes offrent un décalage intéressant avec les récits anciens. Les tenues des personnages sont parfois anachroniques, Sando étant passablement dévêtue et maniant une arme beaucoup trop grande pour elle selon les lois de la physique. C'est que si toute l'histoire est sensée se passer dans un monde somme toute assez réel, les auteurs s'autorisent parfois des éléments fantastiques, dont le médaillon du dernier Angyo Onshi est le symbole.

Malgré toutes ces qualités, je n'ai pas été vraiment emportée par ce premier tome, qui présente trop de violence gratuite à mon goût au lieu de développer davantage les aventures et la psychologie des personnages. Ceci dit, dans ce premier tome, on voit se dessiner un fil rouge, celui de la recherche d'Ajite, un ancien ami que notre personnage principal tient pour responsable de la fin de l'empire Jushin. Comme le deuxième tome était déjà dans ma PAL, je l'ai lu dans la foulée. Et celui-ci m'a beaucoup plus convaincue, centré qu'il était sur une seule intrigue. Il a su pallier les différentes réserves que j'avais notées sur le premier tome, au point de me donner très envie de poursuivre l'aventure.

Le nouvel Angyo Onshi, de Youn In-wan et Yang Kyung-il
Pika Édition
Août 2012

3 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Et il y a combien de tomes en tout ?

Anonyme a dit…

Pas sûre que la violence gratuite me plairait! Mais ça fait longtemps que je n'ai pas lu de manga, il faudrait que je m'y remette :)

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-mots : neuf doubles volumes comme les deux premiers que j'ai. Soit en single 17 tomes il me semble. Ce qui, l'air de rien, n'est pas beaucoup pour un manga. Et l'avantage de celui-ci c'est qu'il est terminé, on sait dans quoi on s'engage :)

@ latetedansleslivres : ah, si tu n'aimes pas la violence, celui-ci n'est peut être pas pour toi. Mais il y en a bien d'autres à découvrir bien moins violents. Un conseil comme ça "Kamakura diary" de Akimi Yoshida.