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Affichage des articles du avril, 2009

Exposition : David LaChapelle à la Monnaie de Paris

David LaChapelle, né le 11 mars 1963 dans le Connecticut, est un photographe et réalisateur américain connu dans les domaines de la mode, de la publicité et de la photographie d'art. Son œuvre, empreinte de surréalisme et d'humour, reste très influencée par la pornographie.
La vivacité des couleurs qui caractérise son style est obtenue au tirage, par l'utilisation de négatifs couleurs.
L'univers surréaliste de ses photographies n'est pas dû à des trucages informatiques : " C'est beaucoup plus drôle, si on veut photographier une fille assise sur un champignon de fabriquer le champignon et de l'asseoir dessus, que de le faire à l'ordinateur. De même si on veut mettre une fille nue et un singe en plein Time Square... ".(source wikipédia)
Il est notamment à l'origine des campagnes de publicité pour la série Desperate Housewives de 2005 et 2007. Il a été reconnu en 1996 comme le meilleur photographe de l'année par la revue française Photo et par American Photo Magzine.

Outre les clichés les plus connus de l'artiste, comme les portraits de grandes célébrités, sont également présentées des séries inédites créées récemment où il travaille sur des scènes et des re créations de la condition humaines (musée, statue, ...). Le scoop de l'expo est annoncé comme étant la présentation de la série "présages d'innocence" où l'artiste repousse les frontières de la photographie pour créer des tableaux où le regard passe de la 2D à la 3D et fait naitre une participation du public. Personnellement, ce sont les œuvres qui m'ont le plus laissée de marbre.

Trash, sexy, déjantées, oui, ses photos le sont. Effectivement, on ne peut rester indifférent devant ces œuvres : on aime, on déteste, on est intrigué sur le comment (moins sur le pourquoi pour ma part). L'univers de David LaChapelle est immédiatement reconnaissable par les mises en scène sophistiquées et extrêmement travaillées, son inspiration constante dans des scènes bibliques. On imagine sans peine le très long temps de préparation et de mûrissement qui amène à une photo. La Pieta avec Courtney Love notamment m'a beaucoup impressionnée par le travail de préparation que l'on sent à la contemplation de la photo (et qui est de fait expliqué juste après par un petit documentaire).

Je m'attendais à devoir faire la queue avant de pouvoir entrer mais tout est allé très vite. Pas d'attente. Et au final, on comprend un peu pourquoi : 10€ l'entrée, c'est déjà cher, mais l'exposition ne les vaut pas à mon goût. On voit nettement moins que les 200 œuvres promises. Les explications étaient mal positionnées par rapport aux œuvres et semblaient tantôt ne pas s'appliquer à la salle où nous étions tantôt partir trop dans des délires. En bref, on peut aussi bien voir tout ça de chez soi, avec un beau livre, qui nous restera plus longtemps !




Informations utiles :

Du 5 février au 31 mai 2009
Ouvert tous les jours de la semaine de 10h30 à 19h, nocturnes le lundi et vendredi jusqu’à 22h


Hôtel de la Monnaie de Paris
11, quai de Conti
75006 Paris
Tél: 01.40.46.56.66.

Prix entrée tarif normal : 10€

La librairie près de chez moi

Enfin, quand je dis "près de chez moi", c'est façon de parler, elle est à l'autre bout de la ville ! Mais c'est un tel bonheur cet endroit... A chaque fois, j'y vais en me disant "je veux acheter ça et ça, c'est tout". Et puis je me laisse avoir par les commentaires et les critiques qui sont partout présents. Vous le voyez sur la photo, c'est très coloré, très vivant. Votre regard est attiré de toute part et vous ne savez plus où donner de la tête si, comme moi, vous êtes un amoureux des livres. Attention au porte-monnaie !!!
On n'est pas forcément du même avis que les libraires, mais ils ont le don de nous allécher. Et de nous dire également quand ça ne leur plait pas !
On y trouve de tout : BD, poche, SF, policier ... toujours avec des conseils avisés. de personnes qui ont lu ce dont elles parlent.
Et ce que j'apprécie particulièrement, c'est que ce ne sont pas forcément les livres qui ont été sur-médiatisés au moment des rentrées littéraires qui sont mis en avant. Seuls les livres qui les emballent réellement.
Le propriétaire de cette librairie au concept si intéressant (pourquoi les autres n'y ont-ils pas pensé ?) n'est autre que Gérard Collard, que vous connaissez peut-être pour ses interventions dans le Magazine de la santé sur France 5.


La Griffe Noire, 2 Rue de la Varenne, 94 100 Saint Maur des Fossés ; et sur internet ici.

Ravioles au curry, lardons et champignons

Ingrédients pour deux personnes :
- 4 plaques de ravioles
- 150g de lardons fumés
- 200g de champignons de Paris
- 1 bouillon de volaille
- 15cl de crème fraîche
- curry en poudre
- poivre du moulin

Dans une casserole, faire bouillir de l'eau avec un cube de bouillon de volaille. Pendant que ça chauffe, faire revenir les lardons dans une poêle.
Lorsque l'eau bout, ajouter les ravioles et remuer. Les ravioles sont cuites lorsqu'elles remontent à la surface. Ne pas hésiter à touiller pour éviter qu'elles ne collent entre elles.
Ajouter dans la poêle la crème fraîche et saupoudrer de curry (selon les goûts, le curry en poudre n'étant pas très fort). Ajouter les ravioles égouttées, puis les champignons et faire réduire la sauce un petit peu. 1 minute avant la fin, ajouter deux tours de moulin à poivre.
Servir très rapidement et déguster.

Attention : les ravioles ont une facheuse tendance à coller entre elles et dans le plat. Ce qui en fait quelque chose de pas très présentable. De plus, c'est assez calorique, vous vous en douterez. Mais cela reste un plat très agréable à déguster en hiver pour se réconforter. Et puis c'est très facile à préparer.

Les ballets Trockadero de Monte Carlo

Pour reprendre quelques termes que vous trouverez sur leur site (en cliquant sur la photo), les ballets Trackadero de Monte Carlo est une compagnie de ballet créée à New York en 1974 par un groupe de danseurs classiques américains, uniquement des hommes, qui interprètent tous les grands rôles féminins du ballet romantique. Ce sont des amateurs de ballets qui se proposaient de rendre le ballet classique et traditionnel un peu plus joyeux et ludique sous la forme d'une parodie et déguisés en travestis. Ces hommes font donc des pointes comme les danseuses, portent des costumes de danseuses et pourtant ne tombent pas et ne sont pas ridicules. Loin de là !

Le côté comique est atteint par l'exagération des faiblesses, des accidents, et en soulignant les incongruités de la danse. Le fait que ce soit des hommes qui dansent toutes les parties des ballets - des corps épais et lourds qui se tiennent sur les orteils et figurent des cygnes, des princesses, des personnes délicates - renforce l'esprit de la danse comme étant un art, dans lequel on peut trouver de l'amusement même si on n'y connait rien !

Voici pas mal de temps que je souhaitais aller les voir en représentation. Je m'étais créé une alerte sur Google pour avoir l'information le plus vite possible quand ils repasseraient sur Paris. Et la semaine dernière, j'apprends qu'ils sont au théâtre du Châtelet ! Du 21 au 26 Avril ! Je saute sur le site de la FxxC réserver deux places. Malgré le fait que le théâtre du Châtelet est vraiment la pire des salles possibles à choisir (j'y suis allée deux fois, et deux fois, malgré le prix tout de même conséquent mis dans chaque place, nous étions mal placés : une fois derrière un poteau et l'autre fois avec le balcon plongeant au dessus de nos têtes qui cachait la partie haute de la scène - pour des places à 50€ avouez que c'est rude !!!).

Et hier, le moment tant attendu est arrivé. Un seul mot : MA-GNI-FIQUE !!! Tout ce qui est dit au dessus est vrai : ces danseurs sont exceptionnels de grâce et de drôlerie, de talent également. Je suis contente d'avoir eu la possibilité de les voir. Et je n'hésiterai pas à retourner les voir lors de leurs prochains spectacles. Je vous le conseille vivement. Moi qui n'aime vraiment pas les ballets, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Dans la brume électrique, de Bertrand Tavernier

Film réalisé par Bertrand Tavernier et sorti le 15 avril 2009 avec Tommy Lee Jones titre original : In the Electric Mist L'histoire : à New Iberia, en Louisiane, le détective Dave Robicheaux est sur les traces d'un tueur en série qui s'attaque à de très jeunes femmes. De retour chez lui après une investigation sur la scène d'un nouveau crime infâme, Dave fait la rencontre d'Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est venue en Louisiane tourner un film, produit avec le soutien de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni. Elrod raconte à Dave qu'il a vu, gisant dans un marais, le corps décomposé d'un homme noir enchaîné. Cette découverte fait rapidement resurgir des souvenirs du passé de Dave. Ce film est une adaptation du livre de James Lee Burke paru en 1993. Le personnage de Dave Robichaux est récurrent dans les livres de James Lee Burke; (17 romans) Quand il était détective à la police criminelle de La Nouvelle-Orléans, Robicheaux enfreignait régulièrement la déontologie policière au cours de ses enquêtes – apparemment sans répercussions sur sa carrière. On retrouve dans ce film ce côté intransigeant sur le but à atteindre, mais en même temps qui se permet de petites entraves pour arriver là où il veut. Il a surmonté son alcoolisme, dans lequel il avait sombré à cause de l'expérience traumatisante qu'a été pour lui la guerre du Viêt Nam ; cependant il traverse toujours des phases de dépression assorties de cauchemars, qui se sont aggravées depuis l'assassinat de sa femme Anne Ballard, une assistante sociale. Il a récemment épousé la veuve d'un mafieux, Bootsie, atteinte d'un lupus. Après l'avoir sauvée de la noyade, il a recueilli une orpheline salvadorienne, Alafair (le nom de la propre fille de Burke) et l'a adoptée. Mon avis : Bon, tout l'historique de Dave Robicheaux n'apparait pas dans le film, bien sûr. Mais cela permet de comprendre les démons qui le hantent et cette forme d'attachement et répulsion que Dave semble avoir pour Elrod Sykes, qui semble être un double de lui-même. Elrod d'ailleurs disparaît complètement une fois que Dave trouve la solution de l'énigme. Le film ne tient pas tellement par l'énigme, assez classique même si intéressante et bien menée, mais plus par l'ambiance qui se dégage de cette Louisiane ravagée par les ouragans, meurtrie encore par l'esclavagisme, mais en même temps si authentique et si belle. Quelques longueurs peut être pourraient être reprochées, mais cela participe à cette mise en ambiance qui reste pour moi l'intérêt principal. Pas de tape à l'oeil, pas de grands effets spéciaux, de magnifiques images néanmoins (comme quoi tout ne tient pas dans la débauche d'effets spéciaux et sonores) portées par du blues (Buddy Guy), de la musique cajun et une frontière floue entre mystique et réalité. En bref, un excellent film à voir ! Et qui me donne envie de découvrir les autres romans de James Lee Burke.

Le tour du Monde en 80 jours [Jules Verne]

L'auteur : Jules Verne est né en 1828 à Nantes et mort en 1905 à Amiens. C'est un écrivain français dont une grande partie de l'oeuvre est consacrée à des romans d'aventures et d'anticipation. Jules Verne est connu dans le monde entier et il vient au deuxième rang des auteurs les plus traduits en langue étrangère après Agatha Christie. "Le Tour du Monde en 80 jours" a été publié en 1873. Il est le dixième ouvrage de la série des "Voyages extraordinaires".

L'histoire : Suite à un pari au Reform-Club entre gentlemen, Phileas Fogg, qui n'a pas quitté Londres depuis des années, s'embarque pour un tour du Monde en 80 jours, accompagné de son tout nouveau serviteur Passepartout.

Mon avis : J'ai relu ce livre avec plaisir, mais je pense effectivement qu'il se prête plus à la lecture lorsqu'on est jeune. Cette histoire de voyage et de poursuite par un policier est un peu trop simple pour quelqu'un habitué à des intrigues un peu plus fouillées. Cela reste néanmoins un classique à lire absolument.

La pièce de théâtre : C'est une adaptation de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino dont j'avais vu à l'époque la troupe au théâtre du Lucernaire. Un peu sceptique a priori de ce que ça pourrait donner. Comment rendre la chose intéressante au théâtre, surtout avec de petits moyens, et de façon suffisamment rythmée ? Et pour le coup, le rythme ne manquait pas, loin s'en faut ! Des comédiens très sympathiques, qui ouvrent la pièce et cette adaptation à de l'humour un peu plus moderne. Le peu de moyens ne fait que renforcer l'attachement du public. Une fraîcheur, une mise en goût du jour qui ne dénature en rien l'œuvre originelle, des personnages tous bien différents et pourtant peu de comédiens pour les jouer tous ce qui révèle la vraie performance de ceux-ci. Aujourd'hui, ils semblent continuer leur aventure au Café de la Gare. Je leur souhaite encore beaucoup de représentations à venir et ne peux que vous encourager à aller les voir si vous ne l'avez déjà fait !

Vacances en Suisse

Voilà où je suis pour une semaine. J'espère que ce sera un peu plus enneigé pour pouvoir faire du ski. J'aime cet endroit où depuis petite j'ai passé quasi toutes mes vacances de Pâques...

Une chance de trop [Harlan Coben]

L'auteur : Harlan Coben est un écrivain américain né le 4 janvier 1962. Il a écrit plusieurs thriller, notamment une série avec comme personnage principal Myron Bolitar, un agent sportif, ancien du FBI. Il est également à l'origine du livre "Tell no one" qui fut adapté au cinéma par Guillaume Canet sous le titre "Ne le dis à personne", avec plusieurs grands noms comme acteurs (André Dussolier, Nathalie Baye, François Cluzet ...), premier de ses romans traduit en français, lauréat du Prix Polar des Lectrices de Elle 2003.

Une chance de trop est parue sous le titre original "No second chance" en 2003.

L'histoire : La vie de Marc Seidman, chirurgien plastique dans une banlieue paisible de New York, bascule le jour où il s'écroule dans sa cuisine, touché par deux balles de revolver. Lorsqu'il se réveille douze jours plus tard à l'hôpital, il apprend que sa femme a été tuée au cours de l'agression et que Tara, sa petite fille de six mois à peine, a disparu.
Une demande de rançon lui parvient bientôt. Malgré ses réticences, Marc prévient la police et réunit les fonds. Malheureusement, la confrontation échoue : les ravisseurs s'emparent des deux millions de dollars et disparaissent dans la nature. Désespéré, il se lance alors dans une lutte acharnée pour retrouver sa fille, aidé par Rachel Mills, son amour de jeunesse, ancien agent du FBI...

Mon avis : Voici le deuxième policier que je lis de cet auteur, après "Promets-moi" (qui faisait partie de la série des Myron Bolitar). Ce premier livre m'avait laissé une impression mitigée : un bon policier de vacances ; rien de bien original mais bien écrit tout de même. On passe un bon moment avec ce livre, mais on n'y reste pas accroché non plus. J'ai donc voulu essayé un autre livre. Même si l'histoire était plus agréable et plus attachante, je partage l'avis de ceux qui disent que quand on en a lu un, on les a tous lu. Pas grand chose de différent si ce n'est la situation géographique et le métier des personnages. On passe certes un bon moment encore une fois, le style est simple et facile à lire. Mais rien de bien marquant. C'est le genre de littérature que je classe dans la catégorie "romans de plage".

The Chaser, de Na-Hong-jin

Le premier film du réalisateur sud-coréen Na-Hong-jin est une réussite. Très bien réalisé, il allie le sens du rythme, du suspens à des touches ironiques et humoristiques mordantes dévoilant un visage peu flatteur de la société coréenne. Rien de bien novateur, car cela c'est déjà vu dans "Old Boy" de Park-Chan-wook, où police et système judiciaire étaient déjà largement critiqués. Mais ce film est un très bon du genre, tout en faisant surgir une véritable charge émotionnelle incarnée par une petite fille.

Dommage que ce film, sorti le 18 mars, ne soit déjà disponible que dans 30 salles en France. Alors si vous avez l'occasion, n'hésitez pas. Par contre, ce n'est pas du tout pour les enfants et il faut avoir le coeur bien accroché.

L'histoire : Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, reprend du service lorsqu'il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite il réalise qu'elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable 4885. Il se lance alors dans une chasse à l'homme et une course contre la montre pour retrouver la dernière fille qu'il a envoyé auprès de ce client, persuadé dans un premier temps que cet homme revend ses filles à un autre proxénète.

Semper Augustus [Olivier Bleys]


L'auteur : Né en 1970, Olivier Bleys a publié de nombreux livres : romans, essais et récits de voyage, surtout chez Gallimard qui l'a nommé en 2004 conseiller éditorial. L'ensemble de son œuvre est traduit dans une dizaine de langues, dont l'anglais, et lui a valu de nombreuses récompenses dont le prix François Mauriac de l'Académie française.

L'histoire : Semper Augustus, c'est le nom d'une tulipe. Car ici c'est de la tulipomanie en Hollande dans les années 1630 qu'il est question. Van Deruick, marchand de tissus sans le sou, décide de partir pour le Brésil faire fortune, laissant dans le quartier de Haarlem ses deux fils et ses deux filles seuls, sous la garde de l'aîné. Il donne à celui-ci une lettre pour s'introduire auprès de Paulus Van Bereysten qui lui doit un service. Wilhem va donc découvrir le monde des tulipiers et les folies que sont prêtes à commettre les gens pour un oignon.

Mon avis : Le style est déroutant. J'ai personnellement eu du mal à m'attacher à l'histoire tellement la façon d'écrire met de distance entre ces personnages et nous. Et puis la fin de l'histoire se sent venir, puisqu'elle est limite donnée dès le début du roman par le fils Van Bereysten lui-même. Seul l'épilogue (entendez par là les deux dernières pages du roman) laisse une surprise au lecteur et lui redonne un peu confiance en l'être humain, dessine des personnages, autant Wilhem que Paulus, autrement qu'en êtres que seul l'argent intéresse.

Il n'en reste pas moins une étude de société sur cette période que je ne connaissais pas du tout. Fort intéressante. Et j'ai beaucoup apprécié toute la partie qui décrit les tulipes de façon vraiment détaillée, leur culture et leur mise en vente.