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Affichage des articles du novembre, 2009

L'annonce [Marie-Hélène Lafon]

L'auteur : Marie-Hélène Lafon est née à Aurillac en 1962. Professeur de lettres, elle commence l'écriture en 1996 avec son premier roman Le soir du chien qui reçoit le prix Renaudot des lycéens.

L'annonce est son 8e roman.

L'histoire : Éric savait par cœur certaines annonces choisies, Célibataire quarante-quatre ans un mètre soixante-sept soixante-neuf kilos sans enfants chauffeur agriculteur cherche jeune femme aimant campagne voulant fonder un foyer heureux désirant enfants ; ou encore, Cherche compagne cinquante soixante-deux ans féminine (bien bustée) sans attaches pour vie alternée Paris campagne.
Paul, quarante-six ans, paysan à Fidières, Cantal, ne veut pas finir seul.
Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord avec son fils. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle a aimé Didier, le père d'Éric, mais ça n'a servi à rien. Elle doit s'en aller. Recommencer ailleurs. Elle répond à l'annonce que Paul a passée.

Mon avis : Un style bien particulier nous accueille dans cette histoire. Les phrases sont longues, on cumule les adjectifs sans ponctuation, donnant ainsi l'impression de vivre la situation et non d'en être l'auditeur. Quelques phrases et vous vous enfoncez dans ce monde taiseux et plein de l'amour de la terre, cette terre qu'on porte en soi et qu'il est si difficile de faire aimer à ceux qui n'y sont pas nés.
Le problème, c'est qu'au bout d'un moment, ce style et cette ponctuation si particulière m'ont dérangée et fatiguée. J'avais du mal à suivre et parfois à percevoir de qui on parlait. Surtout qu'il n'y a pas un seul dialogue, ne permettant pas au lecteur de s'ancrer dans une réalité temporelle.
La temporalité justement, Marie-Hélène Lafon en joue à fond : le roman commence alors qu'Annette et Éric sont déjà chez Paul. Annette découvre cette ferme, et surtout, dans un premier temps, cette vie à la campagne au fin fond de l'Auvergne, elle qui vient de la ville. Puis, par des sortes de flashbacks, on découvre le pourquoi de ce qui les a amenés là tous les deux, à cet instant, à cette rencontre, ces rencontres par petites touches, d'abord à Nevers, puis à Fridières où Annette, seule, doit se faire accepter. On assiste à cette vie en commun qui demande de s'accepter, d'accepter l'autre, qui pose le problème de l'intimité bien sûr, mais aussi de la place qu'on peut laisser dans notre vie à quelqu'un qu'on ne connaît presque pas.
La fin est un peu abrupte, sans chute véritable, nous laissant non pas l'impression d'avoir lu une histoire, mais plus d'avoir assister quelques personnages dans un instant de vie.
Même si le style m'a parfois déstabilisée, que j'ai eu des hauts et des bas avec ce livre, il reste une très jolie et touchante histoire de deux solitudes qui se découvrent et s'apprivoisent.


Objectif PAL : -16

Aquaforte [K.J. Bishop]

L'auteur : K.J. Bishop est une écrivaine australienne. En 2004, elle publie son premier roman, The Etched City, traduit en français par les éditions L'Atalante en Aquaforte, qui a remporté plusieurs prix aux Etats-Unis. Elle vit actuellement à Bangkok.

L'histoire : Fuyant une révolution avortée, Gwynn le soudard et Raule la chirurgienne itinérante arrivent dans la cité d'Escorionte où règnent luxuriance et corruption. L'un se met au service d'un trafiquant d'esclaves, l'autre s'établit dans un quartier miséreux pour y pratiquer son art. Mais une graveuse du nom de Beth attire Gwynn dans un univers où l'art subvertit le réel, où la raison s'étonne et bascule. Le sphinx et le basilic figurés dans son eau-forte énigmatique seraient-ils davantage que des signes ? Et, tandis que Raule enregistre les maux d'une ville féroce et décadente, Gwynn, interpellé par un padre lubrique à la magie évanouie, hésite au seuil d'un territoire mouvant où le rêve et la réalité s'enchâssent pour dessiner une image monstrueuse et poignante de son destin.

Mon avis : Pour être franc, ce n'est pas tellement l'histoire qui compte ici pour moi. J'ai lu ce livre voici quelques temps maintenant, et pourtant il m'en reste une forte impression, comme ces rêves qui restent dans un coin de votre esprit avec des impressions, des images, des odeurs, le tout assez flou mais toujours présent.
Aquaforte, c'est exactement ça : un livre onirique, d'ambiance, qui donne au mot "fantasy" tout son sens. C'est un récit d'aventures dans lequel on entre doucement, un peu comme si on prenait un train dans une gare de campagne pour une destination inconnue, limite par curiosité plus que par nécessité. Le train démarre tout doucement, on se fait bercer en traversant des plaines arides et puis le train pénètre un brouillard doucereux, on s'endort et quand on rouvre les yeux, on ne reconnaît plus rien. On erre dans une ville décadente, industrieuse et pervertie, reposant le long d'un fleuve à la limite d'une jungle. On évolue aux côtés de personnages échoués là au gré d'un destin qu'ils ne contrôlent pas vraiment, à la fois mercenaires à la fine lame et rebelles au nom d'une cause inconnue fuyant une guerre perdue. On les suit langoureusement dans cette ville moite et luxuriante à la technologie digne de Jules Verne où des clans s'affrontent entre luttes de pouvoir et vendetta, où le dieu n'est pas encore totalement unique, où l'alchimie côtoie une magie hallucinogène et divinatoire, où l'art subvertit la réalité et où les histoires d'amours impossibles frôlent toujours le mythe.
Cette eau forte là porte bien son nom et comme l'acide sur le métal, elle a laissé une trace indélébile dans mon esprit et j'aime y revenir de temps à autre pour la contempler avec le sentiment d'avoir vécu une étrange aventure que j'ai toujours du mal à décrire, qui me fait encore me poser des questions mais que je ne regrette vraiment pas au final.

Site perso de l'auteur : http://kjbishop.net

signé Gruikman

Biscuits au beurre

Voici une recette que j'ai essayé récemment, très facile, et que moi et mes collègues avons beaucoup appréciée : il ne reste plus un seul biscuit à la fin de la matinée !

Pour 16 biscuits :
- 85g de beurre ramolli
- 45 g de sucre
- 125g de farine
- du sucre de décoration, de couleur pour le visuel

Au fouet, blanchir dans un bol le beurre ramolli et le sucre. Puis ajouter la farine.
Avec les mains, mélanger le tout jusqu'à obtenir une pâte bien lisse à laquelle on donnera une forme de saucisson de 20cm environ.
Dans une feuille d'aluminium, saupoudrer du sucre de décoration. Y déposer le saucisson de pâte et le recouvrir de sucre sur tous les côtés. Puis refermer la feuille d'aluminium dessus et laisser au frigo au minimum 30 minutes pour faciliter le découpage des biscuits.
Couper le saucisson en 2, puis chaque moitié en 2 et ainsi de suite jusqu'à obtenir 16 biscuits, déposés sur une plaque.
Mettre au four à 160°C pendant 20 minutes : les biscuits doivent tout juste commencer à dorer.

Une recette trouvée sur internet mais je ne me souviens plus du site, désolée :-(

Edit du 01/12/2009 : J'ai retrouvé le site, c'est chez Stéphanie.

No et moi [Delphine de Vigan]

L'auteur : Delphine de Vigan est une romancière française, née en mars 1966. Elle est l'auteur de quatre romans dont le dernier, No et moi, a obtenu en 2008 le Prix des libraires.

L'histoire : Elle avait l'air si jeune. En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.
Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n'est à l'abri...

Mon avis : Un petit livre qui m'a été prêté par ma cousine. Je n'en attendais pas grand chose, prête à me laisser surprendre.
Un petit point me dérange : le personnage de Lou, une adolescente, qui déborde de bons sentiments, se pose forcément les bonnes questions. Elle ne fait preuve, à aucun moment, de sentiments égoïstes, ce qui est à mon sens, un passage obligé de l'adolescence, de la construction d'un adulte. Faire de Lou une jeune fille précoce intellectuellement ne l'empêche pas pour autant d'être un être humain comme un autre.
Sorti de ce détail, ce livre est touchant. On ne peut qu'être emporté par ce style à la fois simple de l'enfance mais plein de questions face à un monde d'adultes incompréhensible pour sa cruauté, son manque de logique, ses trahisons, sa difficulté de vivre tout simplement... Avec habilité et tendresse, Delphine de Vigan décortique la vie pas si facile de cette jeune Lou, qui, parce que précoce, n'a pas d'ami(e)s à l'école, a des relations complexes avec sa mère, un père débordé sur tous les fronts mais qui tente de faire le minimum pour elle, du mal avec sa propre personnalité en construction et la découverte de ses sentiments amoureux pour Lucas. Comment tout gérer de front ?
Avec délicatesse et pudeur également, l'auteur nous fait voir ce que cachent ces gens qui ont, pour nous, tous le même visage, sans histoire, mais qui ont été comme nous un jour avant de finir dans la rue.
Un joli roman, tout en finesse. Mais, même si j'ai beaucoup apprécié cette lecture, je ne suis pas sure qu'il m'en restera grand chose dans quelque temps.

Ce roman fait partie d'une lecture commune avec Gil. N'hésitez pas à aller voir son avis !

Objectif PAL : -15

Exposition : Teotihuacan, cité des dieux

Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, Teotihuacan est situé à 2275 mètres d'altitude dans les hautes-terres semi-arides du centre du Mexique. Ses 20 kilomètres carrés ont accueillis quelque 100 000 habitants pendant plusieurs siècles. Les pyramides, entièrement érigées à main d'homme, avec des outils de pierre, sont un des vestiges les plus impressionnants de cette antique cité. Le rayonnement de ces édifices majeurs a fait de Teotihuacan une des sociétés parmi les plus influentes de toutes les civilisations de son époque.

L’exposition rassemble environ 450 pièces exceptionnelles de la culture de Teotihuacan, grande cité de l’Ancien Mexique que de récentes découvertes ont permis de mieux connaître.

Les objets sont présentés par 7 thématiques : architecture et urbanisme ; politique, économie et militarisme ; la religion : dieux et rites ; la vie dans les palais et les habitations ; splendeurs de l'artisanat de Teotihuacan ; les relations de Teotihuacan avec le monde mésoaméricain ; la chute de Teotihuacan.

Plutôt bien fichue cette exposition n'est pour autant pas forcément accessible aux enfants. Je l'ai trouvé assez élitiste dans sa façon de présenter ce monde que je ne connaissais guère plus que par les Cités d'Or et le film Apocalypto : Mayas, Incas, Aztèques, un peu tous pareils pour moi.

L'exposition fait bien la part des choses, en montrant qu'il s'agit de peuples différents ayant eu leur heure de gloire à des périodes différentes. Puis vient l'organisation de la ville, notamment avec une maquette assez impressionnante autour de laquelle le visiteur est amené à tourner, évoluant dans l'allée des morts. Des objets de culte, des stèles et des morceaux de divinités sculptées dans la roche, de la poterie aussi comme cette poule, coup de cœur de l'exposition :

Merci à Mélanie pour la magnifique photo !

En bref, une exposition agréable et plutôt bien construite pour une fois, qui met quelques idées reçues au placard. Après, je ne suis pas sure d'en retenir forcément beaucoup, parce que c'est un monde qu'au final on nous présente peu souvent, mais c'est indéniablement intéressant.


Informations utiles :

Du 6 octobre 2009 au 24 janvier 2010
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h


Musée du Quai Branly, exposition temporaire
37, quai Branly
75007 Paris
Tél : 01 56 61 70 00


Prix entrée tarif normal :7€ ; audioguide : 5€

Site du musée du Quai Branly : ici

Le portrait de Dorian Gray [Oscar Wilde]

L'auteur : Oscar Wilde, de son nom complet Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde, est un écrivain irlandais, né à Dublin en octobre 1854 et mort à Paris en novembre 1900, d'une méningite. Fils d'un chirurgien et d'une poétesse, il fait de brillantes études au Trinity College et suite au Newdigate Prize qu'il remporte pour un poème, il créé le mouvement de l'Art pour l'Art. Il développe sa théorie sur l'esthétisme, devient rédacteur en chef, puis publie, en 1890, Le Portrait de Dorian Gray, qui marque le début de sa célébrité. Après le scandale de Queensberry et les années de prison qui en découle, il quitte l'Angleterre pour la France.

L'histoire : Le héros de l'unique roman d'Oscar Wilde doit rester éternellement jeune : son portrait seul sera marqué progressivement par le temps, les vices, les crimes, jusqu'au drame final.

Mon avis : Ce roman est resté très longtemps sur mes étagères, plusieurs années. Acheté parce que c'est un classique que je pensais devoir lire, j'ai profité du Challenge English classics et de mon objectif PAL pour m'y attaquer, avec appréhension. Le début ne m'a pas rassurée : lourd et, contrairement à ce qu'annonce la quatrième de couverture, on est loin du roman d'aventures. Il faut s'accrocher. Les discussions de salon à tendance pseudo philosophiques n'ont jamais été ma tasse de thé. Le côté précieux et pompeux m'énerve et m'ennuie. A ceci, je préfère de loin des portraits de la société anglaise de l'époque que peuvent nous proposer les Brontë ou Jane Austen. Au moins, l'écriture féminine évite de se retrouver face à des phrases comme celles-ci :
"Mon cher enfant, aucune femme n'est géniale. Les femmes sont un sexe décoratif. Elles n'ont jamais rien à dire, mais elles le disent de façon charmante. Les femmes représentent le triomphe de la matière sur l'intelligence, de même que les hommes représentent le triomphe de l'intelligence sur les mœurs."
Mais tout le monde en ayant dit tellement de bien, j'ai persévéré.
Dorian Gray est le jouet de Lord Henry qui lui transmet tout son cynisme, s'amuse à exacerber les plus petits défauts de la personnalité de ce jeune esthète et apollon, certes naïf et faible, et finit par le détruire. Il en fait un jouet d'expériences à taille humaine, comme il le reconnaît lui-même dès le début du roman. Il le pousse à commettre des actes immoraux, en lui assurant qu'ils ne sont en rien condamnables. Il le manipule jusqu'à l'extrême.
Je pense que pour saisir la réelle portée de ce livre, il faut connaître la vie de l'auteur. Beaucoup de lui transparaît à mon sens : de ses peurs, de ses critiques de la société, de ses orientations sentimentales aussi (amoureuses ou d'amitié), de ses avis sur l'art et l'esthétique.
Ceci dit, la lecture a oscillé pour moi entre moments sympa et ennui lors des discussions pompeuses des dîners de cette classe bourgeoise qui n'a que l'art et la beauté comme préoccupations. Je ne vois pas dans cette œuvre le roman d'aventures annoncé. Je ne regrette certes pas de l'avoir lu et l'idée de ce portrait qui vieillit à la place du sujet est originale et intéressante, mais je n'ai pas eu de coup de cœur.

Un livre qui peut également être lu en ligne ici.
Objectif PAL : -14

Damages

Damages est une série télévisée américaine, créée par Todd Kessler, Glenn Kessler et Daniel Zelman et diffusée aux États-Unis depuis juillet 2007. En France, la série est diffusée sur Canal + depuis février 2008 et notamment la seconde saison en juin 2009.

Il s'agit d'une série où l'on suit les aventures d'Ellen Parsons, (jouée par Rose Byrne) jeune et brillante avocate new-yorkaise qui, à la sortie de l'école, son diplôme en poche, est embauchée dans le plus célèbre cabinet de la ville, celui de Patty Hewes (jouée par Glenn Close). Patty est connue comme étant un véritable requin. Ellen semble beaucoup apprendre mais cela lui coûte également beaucoup puisque, dès le premier épisode, elle semble en position délicate : elle est accusée de meurtre.

La première saison se déroule sous forme de flash-forwards : on suit en parallèle l'arrivée d'Ellen au cabinet et des flashs de plus en plus précis sur ce qui se passe 6 mois plus tard.

Une fois n'est pas coutume, je commence par les deux seuls côtés négatifs : le premier est la longueur de certaines intrigues, qui auraient pu être écourtées ; le second est que, quand vous aurez commencé, vous ne pourrez plus lâcher cette série !

Glenn Close est tout simplement magnifique ici. Un rôle qui lui va comme un gant : cette avocate prête à tout, qui a sacrifié toutes ses convictions et son sens moral pour arriver à ses fins et qui, malgré tout, a parfois des résurgences d'humanité.

Quant à Rose Byrne, elle semble toute frêle et assez "oie blanche". Mais elle fait preuve d'un caractère insoupçonné. Elle sacrifie elle aussi, petit à petit, tout pour sa carrière. Mais dans quelle mesure ? A quel point la fin justifie les moyens ? C'est sur ces deux questions cruciales que toute la série repose. Jonglant entre les apparences et les faux-semblants, le spectateur à bien du mal à se douter de ce qui l'attend ! Le jeu entre ces deux femmes est cruel et sans pitié, le scénario bien ficelé réserve des surprises à chaque épisode.

J'avoue aussi avoir eu un petit coup de coeur pour l'acteur qui joue Gregory Molina... Après tout, de jolis acteurs ne gâchent rien !

Cette série a reçu, a juste titre, une floppée de récompenses notamment aux Golden Globes et aux Emmy Awards.

Et pour l'anecdote, sachez que tous les titres des épisodes trouvent leur justification dans une réplique prononcée par l'un ou l'autre des personnages durant ledit épisode.

site officiel : http://www.fxnetworks.com/shows/originals/damages/

Terre des affranchis [Liliana Lazar]

L'auteur : Liliana Lazar est une écrivaine roumaine née en 1972 dans la région de Moldavie. Elle écrit en français. Après avoir passé sa jeunesse dans la forêt de Slobozia où son père était garde forestier, elle étudie la littérature française à l'université. Quittant la Roumanie après la chute de Ceauşescu, elle s'installe dans le sud de la France. Elle écrit ainsi son premier roman, Terre des affranchis, en français, en lui donnant pour décor cette forêt de Slobozia qu'elle connaît si bien.

L'histoire : "Victor ouvrit un cahier et prit sa plume. Sa main tremblait au moment d’écrire le premier mot du texte qu’il découvrait. D’un geste méthodique et lent, il traça de grosses lettres capitales sur la feuille." Le manuscrit dactylographié en roumain que Victor Luca s’apprête à recopier est un livre interdit car, en cette année 1972, Ceauşescu est au pouvoir et les temps sont à la répression. Pourquoi Victor écrit-il ? Pour oublier l’odeur de la mandragore qui émane parfois des corps sans vie de jeunes filles ? Pour combler le vide des jours de solitude et d’enfermement ? En attendant la nuit et ses promesses d’évasion vers la forêt, immense et mystérieuse, toute proche ? Peut-être pour trouver la paix, qui tarde à venir.

Mon avis : Voici un roman qui ne fait pas partie de mon objectif PAL, pour la bonne raison qu'il m'est arrivé par la Poste, le mois dernier, grâce à Babelio, comme je vous l'avais annoncé ici.

Par son attachement à un lieu qui effraie tous les habitants du village, Victor entre dans une spirale criminelle. Il s'en veut certes et cherche la rédemption dans l'écriture de lettres, seule activité que lui permet son enfermement à vie chez lui plutôt qu'en prison. Mais il est difficile de s'attacher à ce personnage, qui retombe dans son travers à la moindre occasion, allant jusqu'à commettre un viol ! Un être qui attend que Dieu le sauve mais sans chercher, comme lui explique l'ermite Daniel, le don de soi total. Sans être croyante, je vois quelque chose de choquant à attendre d'être pardonné sans rien faire pour mériter ce pardon après un (des) crime(s) aussi horrible(s) ! Surtout lorsque il est soutenu inconditionnellement par sa famille et par Daniel ou Ismaïl le tzigane.
À côté de ça, Liliana Lazar a l'art de faire naître devant nous un monde plein de superstitions, qui balance entre crainte de la censure communiste et religion, plein de contradictions, d'hypocrisie, de peur et de haine de l'autre, de croyances populaires aussi. Un monde où la nature est une force propre. L'auteur a un talent indéniable pour les descriptions qui s'avalent et nous portent dans un monde que pour ma part je ne connaissais pas. On croirait par moment lire un livre de contes et légendes de la Roumanie.
Puis, sur les dernières pages, la lumière se fait. On comprend l'intérêt de cet anti-héros, représentant la Roumanie et sa recherche d'absolution des horreurs du régime communiste mais également la nature humaine profonde, hypocrite et qui ne change jamais complètement.

Ce premier roman de Liliana Lazar est une réussite, sombre, fort et dérangeant.

Un grand merci en tout cas à Babelio et à Gaïa Éditions. Je vous invite à aller lire l'avis de Leiloona qui a reçu le même livre que moi !

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

Rumeurs [Anna Godbersen]

L'auteur : Anna Godbersen est une romancière américaine, née en 1980 en Californie. Après avoir travaillé au magazine Esquire, elle commence la rédaction de la série Rebelles, dont je vous ai déjà parlé ici. Aujourd'hui, 3 tomes sont sortis. Le 4e et dernier est prévu pour le début d'année 2010.

Rumeurs est le deuxième opus.

L'histoire : Attention, spoilers pour ceux qui n'ont pas lu le premier volume !
Nous avions laissé toute la famille Holland face à l'enterrement d'Elizabeth. Celle-ci c'était enfuie à la poursuite de son amour secret, se faisant passer pour morte. Son fiancé et sa sœur étaient amoureux l'un de l'autre. Sa meilleure "amie" Pénélope était prête à tout pour reconquérir Henry et sa femme de chambre Lina, licenciée, voulait se venger de lui avoir volé l'amour du cocher de la famille.

Mon avis : Je ferais à ce tome 2 les mêmes reproches qu'au premier : pas de style réel de l'auteur et un manque flagrant de description de la réalité sociale et économique de l'époque. C'est d'autant plus criant sur ce tome que notre amie Elizabeth est partie dans l'Ouest américain avec son amoureux de cocher qui souhaite faire fortune avec le pétrole. Quelques descriptions et explications sur la ruée vers l'or noir de cette période auraient été les bienvenues ! Mais non.
On se contentera donc des personnages déjà présentés précédemment, avec un attachement particulier à Diana qui grandit un peu et prend conscience que ces rêves d'aventures ne sont que des enfantillages. La fin est bien moins prévisible que lors du premier opus et la suite se fait attendre. Ça continue à se lire très bien. Je cherchais de la légèreté. J'en ai eu !

Objectif PAL : -13

Mary & Max, d'Adam Elliot

Film d'animation australien, sorti le 30 septembre 2009, avec les voix de Toni Collette et Philip Seymour Hoffman.

Histoire : Sur plus de vingt ans et d'un continent à l'autre, Mary et Max raconte l'histoire d'une relation épistolaire entre deux personnes très différentes : Mary Dinkle, une fillette de 8 ans joufflue et solitaire, vivant dans la banlieue de Melbourne, en Australie, et Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d'Asperger et habitant dans la jungle urbaine de New York.

Mon avis : Un sujet grave : la solitude et la non-estime de soi-même. Et pourtant beaucoup de rires ! Ce sujet est traité avec un sens de l'esthétisme poussé. On ne peut que penser à Tim Burton. Alors forcément, comme me le faisait remarquer Mel, "il faudrait parfois songer à changer de référence" pour tous ces cinéastes. Mais reconnaissons qu'ici c'est fait avec beaucoup de justesse et de qualités. De l'émotion, un sens du détail, de la poésie, de la tendresse aussi pour mettre en images cette relation épistolaire entre un juif new-yorkais obèse et une gamine australienne qui portent sur le monde un regard désabusé.
Un vrai beau moment de cinéma comme j'aimerais en voir plus souvent.

Les gouttes de Dieu [Tadeshi Agi et Shu Okimoto]

Les auteurs :Shu Okimoto est la dessinatrice. japonaise Quant à Tadeshi Agi, il s'agit en fait d'un duo de scénaristes frère et soeur. Le frère, de son vrai nom Shin Kibayashi, est né à Tokyo en 1962 et à notamment reçu le Kodansha Manga Award en 2003 pour son manga Kunimitsu no Matsuri.

L'histoire : Lorsque le prestigieux œnologue Yutaka Kanzaki décède, son testament est clair : son extraordinaire cave reviendra à celui de ses deux fils qui résoudra 12 énigmes concernant 12 vins. Il découvrira alors un 13e et mystérieux vin, inconnu de tous, surnommé « Les Gouttes de Dieu ». Une chasse au trésor sous forme d’enquête policière va confronter les deux frères aux caractères et parcours opposés… Mystères et investigations se succèdent autour des crus les plus prestigieux, pour les deux frères ennemis qui se livrent à une véritable course-poursuite. Au travers de cette affrontement, le scénario conduit le lecteur dans une découverte de l’univers du vin, son langage, ses particularités, ses traditions.

Mon avis : Autant vous dire tout de suite, en vin, je suis nulle. Mais je gravite autour de gens qui savent apprécier et me font regretter de ne pas en être capable... Du coup, j'ai vu dans ce manga l'occasion d'approcher un peu leur monde, et de comprendre ce qui les attire tant.
Le concept est simple : sur fond d'enquêtes et de recherches de 12 bouteilles de vin, d'affrontement entre deux personnages très dissemblables (mais pas tant que ça, on s'en apercevra plus tard), les auteurs nous plongent ici dans l'univers du vin, ses codes et les descriptions qui lui sont associées. Certaines fois, celles-ci sont franchement niaises : une jeune femme dans un champ de fleurs, qui court jusqu'à une forêt où coule une rivière... Mais par contre, au fil des pages se dessine un vrai cour d'économie du vin, expliquant pourquoi certaines bouteilles sont plus cotées que d'autres, quels sont les différents sites géographiques, l'importance du soleil, les notes données par Parker... Et bien sûr, une grande importance est donnée aux vins français, avec des évocations de grands noms en rouge ou blanc (aucun rosé, bizarrement, mais en France pour l'instant nous n'en sommes qu'au 8e tome, ça viendra peut-être plus tard).
On retrouve également la caractéristique du manga de dessiner rapidement certaines cases plus légères. Ce procédé permet de mettre en avant qu'il s'agit d'humour. Car de l'humour, il y en a ici, apporté notamment par l'italien amateur de vins ne venant que d'Italie, ou par Kanzaki qui ne connait que la bière et à du mal à trouver ses repères dans ce monde, alors que son père était un très grand œnologue.
Enfin, le dessin est élégant et vraiment très travaillé et agréable.

En bref, si je ne me reconnais pas dans les évocations que nous proposent les auteurs, ce manga reste intéressant et on passe un bon moment. Je crains malheureusement d'être embarquée pour un grand nombre de tomes... Et il faut noter que "d'après le Bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne, leurs ventes auraient augmenté au Japon et en Corée, suite à l'engouement de ces pays pour la série Les Gouttes de Dieu" (Nouvel Observateur du 22 mai 2008).

Tarte aux légumes

Voici une recette que je dois à mon amie Marie. C'est tout simplement délicieux. Et, pour celles et ceux qui ont des enfants, certainement un bon moyen de leur faire manger des légumes.

Ingrédients pour une tarte :
- 2 pâtes brisées
- 2 oignons ou 4 petites échalotes
- 2 courgettes moyennes
- 2 poivrons (de couleur différente, pour le visuel)
- 8 petites tomates
- 200g de gruyère râpé
- sel et poivre

Faire bouillir de l'eau dans une casserole et y intégrer les tomates, jusqu'à ce que la peau craquelle et qu'elle puisse être aisément retirée.
Couper les oignons et poivrons puis les broyer ensemble.
Préchauffer le four à 240°C.
Mettre à cuire dans une sauteuse avec un petit filet d'huile d'olive, en remuant souvent.
Couper les courgettes puis les broyer et les ajouter dans la sauteuse.
Attendre que les courgettes soient cuites, saler et poivrer. Puis ajouter les tomates coupées en dés. Laisser cuire à feu fort, en remuant, environ 10 minutes (il faut que l'eau disparaisse au maximum, sans que le mélange crame).
Dans le plat à tarte, superposer les deux pâtes brisées. Les piquer avec une fourchette.
Déposer le mélange sur la pâte. Saupoudrer de gruyère râpé.
Laisser cuire 30 minutes : 10 à 240°C et 20 à 200°C.

Taggée !

Par Emma qui a osé me refiler le bébé ! Un tag Seven Things Shaping My Fall me tombe donc dessus. Il me faut donc lister 7 choses qui rythment mon automne. C'est parti :
  1. la cuisine bien lourde : fini les salades de crudités et toutes ces choses pour garder la ligne. Tout en faisant attention à ne pas manger trop gras (ni trop sucré, ni trop salé, 5 fruits et légumes par jour...), je me remets doucement aux plats roboratifs. Que voulez-vous, quand il fait froid dehors j'ai du mal à manger froid...


  2. la couette : l'automne, c'est le moment où je passe des draps à la couette. Et j'adore ça : je me vois, emmitouflée sous la couette, avec un bon gros livre, à moitié endormie.



  3. le chocolat chaud ou le thé, selon l'humeur : ça aussi, c'est un petit plaisir que je me fais à partir de l'hiver. En été, je suis plus boisson fraîche. Peu de thé et le chocolat chaud n'est alors réservé qu'aux petits déjeuners du week-end. Mais lorsque le froid approche, je me remets à boire du thé au travail et à me faire de vrais chocolats chauds à la maison. Des chocolats à l'ancienne, bien épais. Miiiaaaaam !



  4. les achats pour Noël : je suis une précoce et je déteste faire les courses de Noël en même temps que tout le monde. D'abord, il n'y a plus de choix, ensuite, c'est justement plein de monde qui se bouscule et puis surtout, on prend la première cochonnerie qui nous passe sous la main sans réfléchir plus que ça. J'aime prendre mon temps, réfléchir à ce qui fera plaisir, explorer, choisir...


  5. la pluie : l'automne marque la sortie des parapluies. Et c'est particulièrement vrai aujourd'hui, où je suis partie au travail toute la semaine avec mon parapluie. On ne sait pas trop si il pleuvra ou pas, mais le ciel est gris, plein de nuages lourd de pluie ne demandant qu'à tomber. J'aime regarder la pluie tomber lorsque je suis bien au chaud à l'abri, les gouttes qui se forment sur les vitres...


  6. les feuilles mortes : comment passer à côté de celles-ci ! C'est le symbole de l'automne par excellence. Ce qui rythme l'automne, c'est surtout leur parcours : de l'arbre, elles changent de couleur doucement avant de voler pour tomber délicatement sur le sol. Puis, avec la pluie, elles collent bien sur les trottoirs et je manque régulièrement de glisser dessus et de tomber. Autant vous dire que j'ai appris à faire attention !


  7. le temps qui passe : cette impression que le temps à filer vite commence à me tomber doucement dessus avec l'apparition de ces premières feuilles mortes. L'été se finit doucement, la rentrée des classes arrive, puis la météo change et les feuilles roussissent. Les mairies accrochent les décorations de Noël et moi je sens le poids du temps sur mes épaules. Bientôt une nouvelle année qui se termine, bientôt un an de plus au compteur (je suis du mois de Janvier). Et les questions qui vont avec : ai-je fait quelque chose de différent cette année ? Ai-je avancé ? C'est le temps de l'introspection, beaucoup plus que la période des fêtes de fin d'année.



Et maintenant, à mon tour de tagger : Caro[line], Fée Bourbonnaise, Ori, et Marie. Aucune obligation, uniquement si l'exercice les tente.

Objectif PAL : bilan après 2 mois

Deux mois après le début de l'objectif PAL lancé par Antigone, il est temps de faire un premier bilan. J'avais compté 64 livres (67 puis 68 dans un premier temps, mais j'ai fait du ménage sur les livres qui ne m'intéressaient plus) sur mes étagères. L'objectif était de les lire et également, de ne pas en acheter ou en avoir de nouveaux à lire.
Alors, autant dire tout de suite que cette deuxième partie de l'objectif n'a pas été remplie, mais alors pas du tout. Une nouvelle PAL s'est créée d'un seul coup, avec un afflux de livres dû à ma cousine et à ma belle-mère qui m'en ont prêtés 5 d'un seul coup. Plus quelques petits craquages de ma part, j'avoue. Cette nouvelle PAL compte aujourd'hui 15 livres, dont 4 déjà lus et le 5e en cours. Voici les titres de ceux dont vous pouvez déjà lire la critique.

Anna Godbersen Rebelles
Keiko Suenobu Life, tome 5 et tome 6
Scott Westerfeld Midnighters, tome 1 : l'heure secrète

Quant à l'ancienne PAL, comptant 64 livres, elle a été allégée de 9 livres, dont voici les titres.

Stephanie Barron Jane Austen et la sorcière du Derbyshire *
Agatha Christie À l'hôtel Bertram *
Tana French Écorces de sang
Arnaldur Indridason La voix
Christian Jacq Ramsès, le temple des millions d'années (tome 2)
Nicolas Machiavel Le Prince *
Richard Matheson Je suis une légende
Cormac McCarthy La route

Ainsi que Oscar Wilde Le portrait de Dorian Gray * dont la critique arrive très bientôt.

Soit un total de 9 livres lus, dont 4 livres qui stagnaient depuis longtemps dans ma PAL (ceux suivis d'une *). Et également 2 livres offerts par Babelio (en cours de lecture, le billet est pour bientôt) ou BoB : Le jeu de l'ange de Carlos Ruiz Zafon.

Total : 13 livres en moins dans la PAL et 15 livres lus.

Quant aux lectures communes, deux billets sont à suivre : Terre des affranchis de Liliana Lazar pour le 15/11 et No et moi de Delphine de Vigan pour le 23/11. Et puis Les mille et une vies de Billy Milligan de Daniel Keyes pour janvier. Si d'autres lectures communes vous tente, n'hésitez surtout pas ! Vous trouverez mes deux PAL ici et ici.
Et pour un récapitulatif des lectures communes, il faut aller chez Karine:), ici. Elle a fait un boulot de dingue !

Midnighters, tome1 : l'heure secrète [Scott Westerfeld]

L'auteur : Scott Westerfeld est un écrivain américain né en mai 1963 qui s'est illustré dans le space opera. Il écrit autant pour les adultes que pour les adolescents, avec qui il a connu le succès récemment par sa série Uglies. Midnighters est sa première série pour adolescents.

L'histoire : Et si l'heure de votre naissance déterminait le cours de votre vie ? Il existe une ville, aux États-Unis, où le temps s'arrête à minuit. Plus un être ne bouge, tout semble figé...
S'ouvre alors l'heure secrète. Le monde appartient aux darklings, des créatures maléfiques qui rôdent dans les ténèbres.
Seuls quelques ados, nés à minuit pile, sont capables d'évoluer dans cet espace-temps.
Ils se surnomment entre eux les midnighters. Tous ont des pouvoirs spéciaux. Tous, sauf Jessica Day. Pourtant, les créatures de l'ombre sentent en elle un danger redoutable et sont prêtes à l'éliminer...

Mon avis : Seul point positif : ça se lit vite et facilement. On ne peut pas dire que l'auteur face preuve d'un style éblouissant, rien de marquant. C'est trop simple, trop facile, trop évident pour ceux qui ont déjà lu du fantastique pour adultes. Tout est télescopé. Trop axé sur les ados entre eux, sans beaucoup d'interactions avec le monde des adultes. Les parents et les professeurs ne sont là que pour gronder et sévir. Aucun recul sur l'expérience qui peut être la leur par opposition au besoin de faire ses propres erreurs inhérent à chaque être humain. Pas de construction de l'identité, les personnages n'existent que par leur pouvoir. Et puis c'est surtout trop lent à mon goût. Trop plat.

Si je suis arrivée sans encombre à la fin de ce volume, je laisse ici la série.

Objectif PAL : -12

La voix [Arnaldur Indridason]

L'auteur : Je vous ai déjà parlé d'Arnaldur Indridason, écrivain islandais faisant souffler un vent de renouveau sur le polar, ici.
Voici son troisième roman, mettant en scène le commissaire Sveinsson, après La femme en vert et La cité des jarres.

L'histoire : Mauvaise publicité pour l'hôtel de luxe envahi par les touristes ! Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d'enfants. La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur Sveinsson ne l'entend pas de cette oreille. Déprimé, assailli par des souvenirs d'enfance douloureux, il s'installe dans l'hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins...

Mon avis : Toujours aussi efficace ! Que vous dire de plus ? Toujours ce vent de fraîcheur si dépaysant, plusieurs histoires qui s'entremêlent (l'histoire du petit chanteur, l'enquête du meurtre du Père Noël, l'ancienne enquête d'un père battant son fils), le commissaire se découvre petit à petit (on reprend son histoire avec sa fille là où on l'avait laissée dans l'épisode précédent de La femme en vert , on lui découvre des sentiments tendres pour une dame, on découvre un peu plus de son enfance qui explique son caractère tourmenté). Si je reconnais une préférence pour le sujet de La femme en vert, je ne suis absolument pas déçue par celui-ci et ne peux que vous le recommander !

Objectif PAL : -11