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Affichage des articles du septembre, 2009

La proposition, d'Anne Fletcher

Film américain d'Anne Fletcher, sortie le 23 septembre 2009, avec Sandra Bullock et Ryan Renolds

L'histoire : Lorsque Margaret, une très séduisante éditrice, est menacée d'être expulsée vers son pays natal, le Canada, elle imagine une solution d'urgence et déclare qu'elle est fiancée à son assistant, le malheureux Andrew, qu'elle exploite et maltraite depuis des années. Celui-ci accepte de participer à la supercherie, mais à ses conditions... Le curieux couple se rend en Alaska pour rencontrer l'étonnante famille d'Andrew. Margaret, citadine jusqu'au bout des ongles et habituée à tout contrôler, se retrouve vite dans des situations qu'elle ne maîtrise plus... Alors que les préparatifs du mariage avancent et qu'un officier de l'immigration les poursuit, Margaret et Andrew ont de plus en plus de mal et de moins en moins envie de respecter le plan prévu...

Mon avis : Enfin, je l'ai eu ma bleuette !!! Une histoire romantique et drôle. Certes, on retrouve de grosses ficelles : ils se détestent, puis s'apprécient, puis se séparent et se retrouvent. On a, comme prévu, un happy end. Mais ça fonctionne ! Sandra Bullock est excellente en control freak qui apprend peu à peu à se libérer et à lâcher prise. Des répliques savoureuses, des situations vraiment marrantes, et des seconds rôles complètement tarés (Ramone le strip-teaseur ou la grand-mère Annie qui se prend pour une peau rouge). C'est peut-être cousu de fil blanc, mais ça marche, on rigole et on ne s'ennuie pas ! Et j'ai vu des hommes rigoler sincèrement dans la salle !

Alors mesdemoiselles, mesdames, n'hésitez pas à aller voir ce film et à y emmener votre moitié.

Nouvelle PAL

Ça y est. J'ai pourtant essayé de me retenir, mais on m'a forcée, je vous jure, monsieur le juge ! C'est pas moi, c'est pas ma faute ! Je ne voulais pas débuter une nouvelle PAL. Mais voilà : j'ai reçu des livres juste après m'être fixée mon objectif PAL et surtout, on m'en a prêté plein...

Alors je commence une nouvelle PAL, dont voici les titres, en espérant tout de même donner la priorité à l'ancienne PAL. Ce billet sera régulièrement mis à jour et si jamais une lecture commune vous tente ...

A
Isaac Asimov Fondation (cadeau)
Isaac Asimov Fondation et Empire (cadeau)
Isaac Asimov Seconde Fondation (cadeau)

B
Muriel Barbery L'élégance du hérisson
René Barjavel L'enchanteur
Serge Brussolo Dortoir interdit (partenariat)
Serge Brussolo Ceux d'en bas (partenariat)

C
Gail Carriger Sans Âme
Lewis Caroll Alice au pays des merveilles, suivi de De l'autre côté du miroir (prêt)
Richard Castle Vague de chaleur
Susanne Collins Hunger Games
Suzanne Collins Hunger Games 2 : l'embrasement
Shoko Conami Shinobi Life 1
Glenn Cooper Le livre des morts (partenariat)
Glenn Cooper Le livre des âmes

D
Alain Damasio La horde du contrevent
Thomas Day La voie du sabre (prêt)
Bree Despain Dark Divine
Delphine de Vigan No et moi (prêt)
Irene Dische Grand-mère déballe tout (prêt)
Duong Thu Huong Terre des oublis (cadeau)

E
Simone Elkeles Rules of attraction
Simone Elkeles Leaving paradise
Simone Elkeles Return to paradise
R.J. Ellory Seul le silence (cadeau)
R.J. Ellory Les anonymes (partenariat)
R.J. Ellory Vendetta
Sylvain Estibal Le dernier vol de Lancaster (prêt)
Janet Evanovich La prime (prêt)
Janet Evanovich Deux fois n'est pas coutume
Janet Evanovich À la une, à la deux, à la mort
Janet Evanovich Quatre ou double
Janet Evanovich Cinq à sexe
Janet Evanovich Six appeal
Janet Evanovich Septième ciel
Janet Evanovich Le grand huit
Janet Evanovich Flambant neuf
Janet Evanovich Ten big ones
Janet Evanovich Eleven on top
Janet Evanovich Twelve sharp
Janet Evanovich Lean mean thirteen
Janet Evanovich Fearless fourteen
Janet Evanovich Finger lickin' fifteen

F
Sebastian Fitzek Thérapie (cadeau)
Becca Fitzpatrick Hush hush
Becca Fitzpatrick Crescendo
Gillian Flynn Les lieux sombres (partenariat)
David Foenkinos La délicatesse (partenariat)
Jean-Louis Fournier Où on va, papa ? (cadeau)

G
Pierre Gagnon Mon vieux et moi (cadeau)
Laura Gallego García Idhun1 : la résistance (partenariat)
Gabriel Garcia Marquez Cent ans de solitude (prêt)
Pascal Garnier Lune captive dans un œil mort (cadeau)
Karine Giebel Jusqu'à ce que la mort nous unisse (cadeau)
Paolo Giordano La solitude des nombres premiers (prêt)
Anna Godbersen Rebelles
Anna Godbersen Rumeurs
Anna Godbersen Tricheuses
Anna Godbersen Vénéneuses
Bryan Gruley Starvation lake (partenariat)

H
Mark Haddon The curious incident of the dog in the night-time (prêt)
Helene Hanff 84, Charing Cross Road (prêt)
Jane Harris La servante insoumise (cadeau)
John Harwood La séance (partenariat)
Elizabeth Haynes Comme ton ombre (partenariat)
Hermann Hesse Le loup des steppes (prêt)

I
Arnaldur Indridason Hiver arctique

J
Christian Jacq Ramsès, la bataille de Kadesh : tome 3
Eloisa James A kiss at midnight
Mari Jungstedt Le cercle intérieur (partenariat)
Mari Jungstedt Les ombres silencieuses

K
Jesse Kellerman Les visages (partenariat)
Douglas Kennedy Cul de sac (prêt)
Douglas Kennedy La poursuite du bonheur (prêt)

L
Marie-Hélène Lafon L'annonce
Alexandra Lapierre Fanny Stevenson entre passion et liberté (cadeau)
Patrice Leconte Les femmes aux cheveux courts (prêt)
Carol Ann Lee La rafale des tambours (cadeau)
Pierre Lemaître Robe de marié (prêt)
Claire Loup Lycée Out (partenariat)
Lisa Lutz Spellman et associés

M
Katarina Mazetti Le mec de la tombe d'à côté (cadeau)
Val McDermid Noirs tatouages (cadeau)
Jay McInerney Toute ma vie (partenariat)
Stephenie Meyer Les âmes vagabondes
Christopher Moor Le lézard lubrique de Melancholy Cove (cadeau)
Kate Mosse Labyrinthe (prêt)

N
Jo Nesbo Les cafards (cadeau)

O

P
Ricardo Piglia Argent brûlé (partenariat)
Jacques Poulin La tournée d'automne (cadeau)

Q

R
Anne B. Ragde La terre des mensonges (prêt)
Nora Roberts L'éclat d'une passion (partenariat)
Peter Robinson Saison sèche (prêt)
Marie-Sabine Roger Vivement l'avenir (partenariat)

S
Arthur Schnitzler Mademoiselle Else
Tom Rob Smith Enfant 44 (prêt)
J.C. Somoza La caverne des idées (cadeau)
Keiko Suenobu Life tome 5
Keiko Suenobu Life tome 6
Keiko Suenobu Life tome 7
Keiko Suenobu Life tome 8
Keiko Suenobu Life tome 9
Keiko Suenobu Life tome 10

T
Jean Teulé Le magasin des suicides (cadeau)
Yana Toboso Black Butler tome 1
Ohmi Tomu Midnight secretary tome 1
Ohmi Tomu Midnight secretary tome 2


U

V

W
David Foster Wallace La fonction du balai
Scott Westerfeld Midnighters tome 1 : l'heure secrète
Kate White Hush (partenariat)

X

Y

Z
Carlos Ruiz Zafón L'ombre du vent


TOTAL : 111 livres.

A l'hôtel Bertram [Agatha Christie]

L'auteur : Déjà présentée suite à ce billet, Agatha Christie reste la reine du roman policier.

L'histoire : Ah ! les muffins de l'hôtel Bertram... Ils n'ont pas leur pareil. Non plus que le thé, le personnel stylé et les clients, ladies respectables, ecclésiastiques et officiers en retraite qui viennent y retrouver l'atmosphère d'antan... Vraiment l'hôtel Bertram est plus victorien que nature, et Miss Marple se réjouit d'y passer une semaine. Et pourtant, quelques détails la troublent : cette jeune fille, Elvira, qui s'est amourachée d'un pilote de course peu recommandable, sa mère, une aventurière décidée, et ce pauvre chanoine Pennyfather qui disparaît... Il est bien étourdi, mais tout de même...
Décidément, tout n'est peut-être pas aussi paisible et feutré qu'il y paraît... à l'hôtel Bertram.

Mon avis : L'histoire se déroule dans un lieu mythique : l'hôtel Bertram, au cœur du West End de Londres, où l'ambiance reste feutrée et comme d'une autre époque. Dès les premières lignes, on reconnaît le style incomparable d'Agatha Christie, et sa façon de se moquer gentiment des défauts de ses personnages.
Ici, l'originalité du roman est de mettre un lieu au cœur de l'intrigue. On retrouve, bien que de façon très légère, le charme de notre vieille Miss Marple, avec ses qualités d'observation et d'analyse. Elle comprend rapidement que tout n'est pas aussi parfait à l'hôtel Bertram, et que, si tout semble identique à l'hôtel de son enfance, de tout petits détails montrent qu'il n'en est rien.
Beaucoup d'intrigues se mélangent (des discussions surprises, des attaques de trains, la disparition d'un chanoine) mais pas de meurtre avant la page 200 (sur un livre qui en compte 280) et une faible présence de Miss Marple... puisque ce n'est pas elle qui resout l'énigme.

Clairement pas le meilleur d'Agatha Christie, mais cela reste un plaisir de lire ce roman.

Objectif PAL : -3

Harlequinades, seconde partie

L'auteur : Ann Lethbridge est née en Angleterre mais vit au Canada. Après des études commerciales, et une carrière dans l’administration universitaire au Canada, elle décide de changer de voie en 2008, pour écrire des romans d’amour historiques.

Un scandaleux héritage est son premier roman publié dans la collection Les Historiques.

L'histoire : Angleterre, 1816. Orpheline, Sylvia a échappé à une vie de misère grâce à la générosité de son tuteur qu’elle aimait tendrement. Après le décès de ce dernier, elle espère, avec l’héritage qu’il lui a laissé, prendre son destin en main. Aussi, lorsqu’elle apprend que le défunt l’a confiée à la charge de son neveu, Christopher Evernden, est-elle au comble du désespoir. Car aux yeux de celui-ci, elle n’est rien d’autre qu’une femme entretenue doublée d’une méprisable intrigante. Un mépris qui ne la toucherait guère, s’il n’y avait entre elle et son nouveau protecteur, une troublante attirance…

Mon avis : Hum. Oui, comme certaines, je suis allée exercée ma critique sur un autre type d'harlequinerie, j'ai nommé la collection Les Historiques, après la collection Passions. Rien de bien nouveau à l'horizon, seul le décor change : je t'aime, moi non plus. Allez, cherchons bien, que peut-on y trouver :

1/ Une étude poussée de la condition de la femme dans les années 1810 :
" - Je voyage seule.
- C'est un établissement pour personnes de qualité. Une dame ne voyage pas ainsi. Vous devriez plutôt aller aux "Deux H" [...] Ils ont des chambres pour les ... personnes de votre sorte."
Alors, il ne fait pas bon être une femme à cette époque parce que vous ne pouvez pas voyager seule, ni prendre une chambre dans un hôtel seule, sans être accompagnée au minimum par un homme. Le problème c'est que si vous êtes accompagnée par un homme, on vous traite de courtisane, si vous ne l'êtes pas de pauvresse ou de femme de petite vie. Autre chose ? Ah non, désolée, l'étude s'arrête là !

2/ Des scènes sexuelles démentes : non, parce que là, quand même, j'en ai lu des passages à haute voix et nous avons bien rigolé !
"Il gémit et rejeta la tête en arrière, les yeux clos. Il était si beau ainsi que Sylvia en avait presque les larmes aux yeux. Puis il se releva à demi et agrippa sa compagne aux épaules en la regardant intensément.
- Je vais te prendre, tu le veux, n'est-ce pas ?"
Et là ce n'est qu'un petit extrait évitant certains mots pour ne pas attirer les pervers sur les moteurs de recherche... Ces scènes sont d'une bêtise et d'une niaiserie sans nom !

En bref : j'aurais aimé développer plus, mais là, c'est tout simplement impossible. Sorti de ces deux points, il n'y a rien. Un style inexistant, une histoire qui tiendrait en 5 lignes, un texte qui aurait pu être écrit par un gamin de 5e (vocabulaire et images sexuelles en moins, tout de même), aucun intérêt et absolument pas crédible : une jeune fille, élevée dans un bordel, qui parle un français argotique et de fonds de rues, voulant devenir gouvernante pour enseigner le français à de jeunes enfants anglais ! Et qui, avant de pouvoir le faire, se rend compte qu'en fait elle est une lady qui s'ignore !

Passer du style de Carlos Ruiz Zafón à ça est humainement... insupportable !

Le principe des Harlequinades (que nous propose Chiffonnette et Fashion, merci à elles) est celui-ci : lire un ou plusieurs Harlequins, dans n'importe quelle collection et lui consacrer un billet mettant en perspective les aspects littéraires, sociologiques, géopolitiques ou culinaires de l'affaire.


Des fleurs pour Algernon [Daniel Keyes]


L'auteur : Daniel Keyes est né en août 1927 à New York. Il est chercheur à l'université de l'Ohio en psychologie et auteur, en dehors de ce roman, des Mille et une vies de Billy Milligan et des Mille et une guerres de Billy Milligan.

Il a remporté le prix Hugo en 1960 et le prix Nebula en 1966, et en 1992 le prix Hugo de la meilleure nouvelle de tous les temps.

J'ai lu ce roman car il faisait partie de la bibliothèque idéale du Cafard cosmique.

L'histoire : Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l'intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l'assistance de la psychologue Alice Kinnian, d'appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d'esprit employé dans une boulangerie. C'est bientôt l'extraordinaire éveil de l'intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l'amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jour les facultés supérieures d'Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d'un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l'état de bête.

Mon avis : La première chose marquante de ce livre, c'est l'orthographe des premiers comptes-rendus. En effet, Charlie,simple d'esprit, écrit jour après jour ce qu'il vit. On commence à le suivre lorsqu'il passe des tests pour savoir s'il fera partie du programme. Ce procédé permet au lecteur de réellement s'attacher à Charlie. On est ému par ses difficultés, sa volonté d'être intelligent pour faire plaisir à tout le monde. Petit à petit, Charlie évolue, se pose de plus en plus de questions sur le fonctionnement du monde qui l'entoure et sur lui-même, ses réactions et celles des autres vis-à-vis de lui. Il a des souvenirs du temps lorsqu'il était petit, d'événements qu'il ne comprenait pas avec son Q.I de 70 mais qu'il est désormais capable d'analyser avec un Q.I qui atteint les ...185 !
Charlie ne se rend pas bien compte à quel point il devient intelligent, d'une intelligence bien supérieure à la moyenne. Ce n'est que par le regard et les réflexions des autres qu'il prend conscience du changement qui s'est opéré en lui. Il devient intolérant envers ces personnes qui le considèrent comme un cobaye, un être négligeable (presque pas un humain) avant son opération, et qui ne sont au final que des hommes bien moins intelligents que lui, pleins de failles dans leurs raisonnements.
Son intelligence suprême devient un handicap au même titre que son idiotie d'avant ; il reste un être seul et isolé. Puis arrive le moment où il comprend que son état n'est pas permanent, qu'il est définitivement voué au mieux à redevenir ce qu'il était avant, au pire à finir tel un légume, incapable de savoir quoi que ce soit et d'être conscient du moindre de ses besoins. Il court alors après le moindre instant à ne pas gaspiller. Charlie tient à témoigner et nous décrit minutieusement son déclin.

En bref, un livre fort que je vous conseille !

Julie et Julia, de Nora Ephron

Film américain de Nora Ephron, sorti le 16 Septembre 2009, avec Meryl Streep et Amy Adams.

L'histoire : Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l'Amérique. Mais en 1948, elle n'est encore qu'une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s'installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C'est alors qu'elle se prend de passion pour la cuisine française...
Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l'impression d'être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou : elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child - Mastering the Art of French Cooking, et elle crée un blog pour relater son expérience...

Mon avis : Suite au fiasco du visionnage de Jusqu'à toi, j'ai décidé d'essayer une autre comédie, légère. J'ai donc misé sur Meryl Streep et Nora Ephron (Vous avez un message, Nuit blanche à Seattle, c'est elle). Dans ce film, on suit parallèlement deux histoires : celle de Julia Child, qui, parce qu'elle s'ennuie à la maison pendant que son mari travaille, va se lancer dans la cuisine française et décider d'en faire un livre, qu'il lui faudra des années pour publier ; et celle de Julie qui, parce qu'elle s'ennuie à son travail et à l'impression de n'être bonne à rien, se lance le défi fou de faire, en un an, toutes les recettes de cuisine de son idole, Julia Child. Meryl Streep campe une Julia Child complètement loufoque, survoltée, qui virevolte dans tous les sens. Elle donne de la vie à ce petit film, sans prétention, et qui, sans sa présence, ne serait pas très réussi. Amy Adams, à côté, est bien fade. On accroche plus difficilement à cette histoire, temporellement plus proche de nous, mais les préoccupations de Julie et sa façon de couiner sur son malheur, tout relatif, éloignent ce personnage du spectateur.
Reste de jolis moments de cuisine et de comédie : la cuisson des homards, la découpe des oignons...

En bref, un film que vous pouvez aller voir si vous n'avez vraiment rien d'autre à faire. Gentil, mais sans plus, grâce à Meryl Streep.

Le Palais idéal du Facteur Cheval

Le 18 juillet dernier, soit deux mois et deux jours, jour pour jour, une amie à moi se mariait dans la Drôme. Au passage, une visite du coin s'imposait. Et nous sommes tombés là-dessus.


Certains connaissaient de nom, d'autres avaient visité les lieux étant petits. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout, et c'est avec des yeux étonnés que j'ai visité le Palais idéal du Facteur Cheval !


Situé à Hauterives, dans la Drôme, le palais est bien caché par les Monuments Historiques ! Pas fous. Il faut payer pour entrer. Mais les images de-ci de-là qu'on peut voir attisent la curiosité... et on entre.


Considéré comme un chef-d'œuvre de l'architecture naïve, Ferdinand Cheval, facteur de son état, aura mis 33 ans à réaliser son palais. Références hindoues, bibliques, égyptiennes, naturalistes, moyenâgeuses mais également un chalet suisse, des géants et plein d'autres choses que je vous invite à découvrir.
On ne peut pas dire que l'ensemble soit beau, mais c'est en tout les cas très surprenant et ça ne laisse pas insensible !


Il semble que notre Facteur Cheval ait également construit, dans le même genre d'architecture, son propre tombeau dans le cimetière d'Hauterives, le Tombeau du Silence et du Repos sans fin, mais je n'ai pas eu la chance de le visiter.

Informations utiles :
Adulte : 5,40 €
Enfant (6 à 16 ans) : 3,90 €
Réduit (handicapés et étudiants) : 4,40 € (sur présentation de la carte)

site internet : http://www.facteurcheval.com/homepage.html

Écorces de sang [Tana French]

L'auteur : Tana French est née en Irlande en 1973, où elle grandit avant de voyage en Italie, aux États-Unis, au Malawi. Depuis 1990, elle vit à Dublin.

In the woods, titre original, est son premier roman, publié en 2007. Il a été salué par la critique et a reçu de nombreux prix.

L'histoire : Trois enfants ne ressortent pas des bois où ils ont passé l'après-midi. La police retrouve un seul garçon. Il ne se rappelle rien : les deux autres ne réapparaîtront jamais. Vingt ans plus tard, Rob, l'unique rescapé, est devenu inspecteur de police. Quand une fillette est tuée dans ces mêmes bois, il est chargé de l'enquête et doit affronter les secrets d'un passé qui le hante.

Mon avis : Dès les premières pages, le lecteur est à l'aise. Le style est agréable et les personnages attachants. Complicité entre le duo d'enquêteurs, liens passé-présent, une action qui se passe dans une Irlande pluvieuse où il fait bon boire une bière ou un whisky chaud pour se revigorer. Ce sont certes des clichés du polar, mais Tana French construit bien son mystère, notamment en décrivant ce lieu de Knocknaree comme s'il était vivant, maudit ou hanté par des forces invisibles.
Petit à petit, la tension monte. Au détour d'un mot, d'un objet ou d'un paysage, Rob Ryan se souvient. De lui et de ses deux amis d'enfance qui lui manquent. La tension monte par un moyen rhétorique tout simple : Rob nous conte son histoire dont il connaît la fin. Il nous parle fidèlement de ce qu'il ressent au moment qu'il nous conte. Il tisse une trame enchevêtrée entre son histoire personnelle et l'enquête sur la jeune Katy.
Je disais que le personnage de l'inspecteur Rob Ryan était attachant. Du moins au début. Il ne cherche pas à faire la victime, alors qu'on sent le traumatisme présent, et dès le début de l'enquête on le sent un peu perdu, mal à l'aise, lui qui a oublié une partie de son passé et qui craint de devoir fouiller sa mémoire. Cassie, elle, est une sorte de double inversé, de partenaire complémentaire qui fait de ces deux là un duo qui fonctionne à merveille.
Puis d’un seul coup, bizarrement, l’auteur grippe la machine : notre inspecteur Ryan détruit bêtement son amitié avec Cassie, sans que la raison en soit réellement expliquée en amont. Il se transforme en personnage égocentrique incapable de tendresse et d'attention. Faut-il comprendre que c’est ce lieu maudit de Knocknaree qui le pousse à se détruire ? En tout cas, cet élément arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.
Néanmoins, j’ai suivi pas à pas la suite de l'enquête, avec avidité. Comme le dit Cassie, il ne faut oublier aucune piste pour être sûr du résultat final : alors l'auteur ne nous épargne aucune piste, de la famille que l'on sent "bizarre" à celle des promoteurs immobiliers. Chacune progresse doucement, pouvant à tout moment révéler un élément décisif.
Le lecteur assiste, impuissant, à la désintégration du personnage de Rob Ryan, tout en progressant vers la résolution du meurtre de Katy, abominable. Et l'on quitte tout ce petit monde sans l’explication du drame personnel qu'a vécu l'inspecteur Ryan dans son enfance, alors que l'auteur en faisait miroiter la solution pendant toute la trame du récit en jouant sur ce parallèle passé-présent. Quel dommage !
Malgré quelques bizarreries dans l’écriture donc, Tana French prouve ici qu'il n'est pas besoin de verser dans le gore pour faire un polar efficace, en dépit du fait qu'une seule des deux énigmes soit résolue !
Par contre, un bémol pour les éditions Points : j'ai rencontré de nombreuses coquilles et notamment des mots manquants, qui ont énormément gêné ma lecture.

Cet avis a été publié dans le cadre d'une lecture commune avec Caro[line]. Allez chez elle, vous trouverez son avis !

Objectif PAL : -2

Walkyrie, de Bryan Singer

Film germano-américain de Bryan Singer, sorti le 28 janvier 2009, avec Tom Cruise.

L'histoire : S'il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s'inquiète de voir Hitler précipiter l'Allemagne et l'Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l'offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu'il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint la Résistance allemande pour mettre au point l'Opération Walkyrie destinée à éliminer le Führer. Alors qu'il n'était au départ qu'un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se retrouve bientôt en première ligne : c'est lui qui devra assassiner Hitler ...

Mon avis : Depuis sa sortie je voulais voir ce film, qui a tant défrayé la chronique. C'est chose faite et j'en ressors avec une impression mitigée. Ce que j'ai le plus apprécié c'est que, même si le spectateur sait pertinemment comment tout cela se termine, Bryan Singer arrive magnifiquement à faire monter le suspens, à faire en sorte qu'on espère que tout ira bien jusqu'au bout. Et ce n'est pas une mince affaire parce que si cela n'était pas réussi, tout le film tombait à plat.
Pour le reste, Tom Cruise n'est pas génialissime mais pas mauvais non plus (ses frasques nuisent à son image et du coup à la crédibilité des personnages qu'il incarne, à mon sens). Je ne vois pas l'intérêt de montrer Hitler et de le faire incarner par un acteur : simplement entendre sa voix, voir sa tête de dos ou sa main signant un document aurait été suffisant et beaucoup plus impressionnant. Au contraire, ici on a du mal à se rendre compte de la difficulté d'approche de cet homme complètement psychotique. Enfin, l'histoire est très mal introduite. On commence directement en mars 1943 par Stauffenberg remettant en cause Hitler. Rien n'est dit du pourquoi de ce revirement. Stauffenberg a soutenu Hitler au moment de son arrivée au pouvoir, et rien n'est dit des motivations qui le poussent à vouloir un soulèvement. Bryan Singer en fait une espèce de héros qui n'est motivé que par les atrocités commises par Hitler, notamment les camps de concentration. Pourtant, dans les faits, Stauffenberg était bel et bien un nazi qui approuvait Hitler ! Bizarre donc de gommer tout un pan de l'histoire et de vouloir à tout prix nous faire adhérer à ce personnage...

Au revoir Patrick Swayze

Cet acteur mythique pour bon nombre de celles et ceux de ma génération, bercés par Dirty Dancing, nous a quittés hier, après une longue lutte douloureuse contre un cancer du pancréas.


Adieu !

Le jeu de l'ange [Carlos Ruiz Zafón]

L'auteur : Carlos Ruiz Zafón est un écrivain catalan né en septembre 1964 à Barcelone. Il commence l'écriture à 14 ans, puis travaille dans la publicité avant d'arrêter pour l'écriture. Son cinquième roman, L'ombre du vent, a été encensé par les critiques et par la blogosphère, a été sélectionné pour le prix Femina étranger de 2004 et a reçu notamment le prix Planeta.

Le jeu de l'ange est son 6e roman.

L'histoire : Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l'offre inespérée d'un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n'en a jamais existé, "une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués", en échange d'une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.
Mais du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu'il aime le plus au monde. En monnayant son talent d'écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?
Pour reprendre sa liberté et sauver la femme qu'il aime, David puise ses forces dans la Barcelone envoûtante du Cimetière des livres oubliés, où se côtoient des êtres abandonnés de l'humanité mais aussi des personnages attachants, uniques, puissants.

Mon avis : Comme beaucoup, j'ai entendu parlé du premier roman de Carlos Ruiz Zafón sur la blogosphère, mais je ne l'ai pas lu. Quand je me suis vue proposer ce deuxième ouvrage, je n'y suis donc pas allée à l'aveuglette. J'ai pris le temps de lire la quatrième de couverture et de me dire que ça pouvait être pas mal du tout. Et puis, le visuel de ce livre est réussi. En le recevant, j'ai été étonnée du nombre de pages : 535, tout de même. J'ai eu peur de ne pas aimer, me sentant le devoir moral de finir ce livre et de donner un avis en connaissance de cause.

La première chose à dire est que j'ai été surprise par le style. Un style sombre et gothique, mais en même temps lumineux dans sa façon d'entrainer le lecteur. Certes, le début est lent car tout doucement, l'auteur conduit le lecteur dans le cœur de sa toile qu'il tisse avec brio. Un mélange de réel et de fantastique, justement dosé. On sent que ce mystérieux éditeur n'est pas un être humain normal. On sent que quelque chose se passe, que le destin se met en route, inexorablement. Il y a chez David Martín un Faust qui s'ignore.

Dans la deuxième partie, le pacte arrive. Quelques petits détails gênent : l'improbabilité de l'épisode de la machine à écrire, le personnage principal qui semble prendre la grosse tête et devient désagréable et hautain avec ceux qui l'entoure... Un peu, mais pas trop. La tension monte tout doucement, lorsque David Martín se rend compte que quelque chose cloche, que ce soit par rapport à ce mystérieux éditeur avec lequel il est pieds et poings liés, ou par rapport à sa maison qui semble attirer les destins funestes. Et le lecteur se retrouve lié à ce roman. Alors, oui, David Martín découvre bien après le lecteur qu'il se fourre dans de mauvais draps. Mais je ne le trouve pas naïf : il se pose des questions, il hésite, mais croit à sa chance. N'est-ce pas ce qui nous fait tous avancer ? Et puis le personnage d'Isabella apporte de la légèreté et de la gaieté à ce monde sombre qui engloutit de plus en plus David. Il devient alors difficile de laisser le livre ne serait-ce que quelques instants (comprenez ma difficulté, moi qui lit dans les transports en commun, quand je devais le laisser pour toute une journée de travail !).

Enfin, la troisième partie voit David Martín lutter désespérément pour comprendre et sauver ce qui peut l'être. La tension est à son apogée. Seule la fin nous laisse un peu sur notre faim. Mais c'était prévisible vu la teneur et le sujet du roman.

Alors, j'ai lu beaucoup de critiques moins positives, la plupart venant de lectrices ayant déjà lu le premier opus parlant du cimetière des Livres oubliés. et croisant les Sempere. Peut-être ont-elles été enclines à comparer les deux volumes. Ce n'était pas mon cas. Et je trouve, celui-ci assez réussi. Certes, l'action n'est pas le cœur du roman. Il y a également l'utilisation du même ressort à répétition : on entre dans une pièce noire, dont on ne voit pas grand chose, la porte grince... Mais j'ai été portée par le style doux, légèrement amer de l'écrivain. Je ne m'attendais pas à un roman d'action mais à quelque chose de plus onirique et je n'ai pas été déçue. Un vrai plaisir donc !

Un coup de cœur !

Un roman lu dans le cadre du partenariat Bob avec les éditions Robert Laffont.

Pars vite et reviens tard [Fred Vargas]

L'auteur : Fred Vargas, de son vrai nom Frédérique Audouin-Rouzeau, est une romancière française, née en juin 1957 à Paris. Spécialisée dans les romans policiers, elle est archéozoologue et historienne de formation. Son premier roman, Les jeux de l'amour et de la mort, publié en 1986, est récompensé au Festival de Cognac. Son frère est l'historien spécialiste de la Première Guerre mondiale Stéphane Audouin-Rouzeau, et lui a inspiré le personnage de Lucien Devernois.

L'histoire : On l'a peint soigneusement sur les treize portes d'un immeuble, dans le 18e arrondissement de Paris : un grand 4 noir, inversé, à la base élargie. En dessous, trois lettres : CLT.
Le commissaire Adamsberg les photographie, et hésite : simple graffiti, ou menace ?
À l'autre bout de la ville, Joss, l'ancien marin breton devenu Crieur de nouvelles est perplexe. Depuis trois semaines, une main glisse à la nuit d'incompréhensibles missives dans sa boîte à messages. Un amuseur ? Un cinglé ? Son ancêtre murmure à son oreille : " Fais gaffe à toi, Joss. Il n'y a pas que du beau dans la tête de l'homme. "

Mon avis
: J'ai tellement entendu parler de Fred Vargas, et la plupart du temps en bien, que j'ai fini par lire ce livre. Fred Vargas passe pour la reine du polar français. Il faut lui reconnaître un style, sans violence, plus porté sur les introspections de son commissaire, et qui détonne de tout ce qu'on lit habituellement.
L'idée de départ ici est bonne. Un rapport avec la peste et la Première Guerre mondiale, sujets sur lesquels on sent l'auteur très à l'aise. On apprend d'ailleurs pas mal de choses. Le passage du point de vue de l'assassin, du clameur public, et du commissaire se fait bien et permet de tout recroiser à la fin.
Mais que de longueurs dans les descriptions et pour tout mettre en place ! Le cliché d'un flic tellement "bouffé" par son boulot que sa vie personnelle est un quasi désert, qu'il s'entend mieux à faire parler les morts que de discuter avec les vivants qui ne sont ni des suspects, ni des victimes... La description d'un Paris que je ne reconnais pas, qui est tout à la fois celui du début et de la fin du XXe siècle. Un fin très capilotracté ...
Je n'ai pas accroché, ni l'intrigue, ni les personnages, ni le style d'écriture. J'attendais peut-être trop de Fred Vargas... Dommage.

Un prophète, de Jacques Audiard

Film français de Jacques Audiard, sorti le 26 août 2009, avec Tahar Rahim et Niels Arestrup.

Ce film a remporté le Grand Prix du 62e festival de Cannes en 2009.

L'histoire : Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des "missions", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais très vite, Malik utilise son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

Mon avis : Aucun doute, ce film est fort. De part son histoire, de par la façon dont celle-ci est filmée et interprétée par un magistral Tahar Rahim. Il sait aussi bien faire passer toutes les émotions : la peur, la volonté, l'incompréhension, le désir... Toute la palette lui est accessible. Quant au sujet, il pose bien évidemment la question de la prison de nos jours, de la façon dont celui qui y entre va y survivre et en sortir. Beaucoup de réalisme transpire de la mise en scène.
C'est un film initiatique où Malik, petit à petit, va perdre le peu d'innocence qui lui restait, renoncer aux quelques principes qui lui restait (ne pas tuer), pour devenir un vrai méchant. Il ne s'agit pas pour autant d'un documentaire. Mais ici l'opposition intérieur / extérieur est bien mise en avant : l'intérieur, sorte de no man's land à son arrivée, devient une sorte de chez lui au fur et à mesure qu'il y survit et qu'il en apprend les codes ; l'extérieur apparaît alors comme l'endroit où il risque sa vie.
Ce film n'est pas non plus dénué de toute spiritualité, grâce à l'apparition de ce fantôme, ombre du premier homme tué pour assurer sa survie à l'intérieur de ces murs de béton, qui revient hanter Malik, puis disparaît lorsque celui-ci n'éprouve plus aucun remord.
Après, il y a quelques longueurs, et je n'ai pas trop apprécié le début qui positionne le personnage de Malik comme un quasi petit ange : certes, ce n'est pas un tueur, mais cela reste un récidiviste et qui a commis un crime ou un délit suffisamment important pour justifier les 6 ans de prison dont il écope. Et puis je pense que je ne suis pas très friande de ce genre de film, sur des truands et des gangsters. Mais si vous êtes attirés par ce film, allez le voir, n'hésitez pas !

Jane Austen et la sorcière du Derbyshire [Stephanie Barron]

L'auteur : Stephanie Barron est née en 1963 en Nouvelle-Angleterre. Brillante étudiante de l'université de Stanford et diplômée de Princeton, elle sera engagée par la CIA pendant 4 ans. Grande lectrice et admiratrice de l’œuvre de Jane Austen, elle se consacre aujourd'hui exclusivement à l'écriture et a fait de son auteur de chevet la principale héroïne de ses romans.

L'histoire : C'est dans le Derbyshire, réputé pour la beauté de ses paysages et sa nature sauvage, que Jane Austen, sa soeur Cassandra et leur mère ont décidé de faire halte en cet été 1806, chez leur cousin Edward Cooper.
Mais ce décor idyllique devient vite le théâtre d'événements dramatiques: lors d'une promenade, Jane découvre un cadavre mutilé, apparemment celui d'un jeune homme, jusqu'à ce que le médecin du village dévoile l'identité du corps. Il s'agit de la sorcière de la région, Tess Arnold, semble-t-il assassinée selon des rites francs-maçons. Or la grande majorité des notables du Derbyshire s'enorgueillit d'appartenir à une loge maçonnique...
Croyances, pouvoir ou manipulation ? A mesure que Jane exerce sa sagacité à la résolution de l'enquête, les secrets de la sorcière du Derbyshire lui opposent un silence pesant...

Mon avis : Un livre acheté sur un coup de tête il y a quand même pas mal de temps et que j'ai eu envie de lire récemment, suite à tout le buzz fait sur la blogosphère autour de Jane Austen (qui me donne d'ailleurs également envie de relire ses œuvres...). L'idée est originale : partir de la vie d'un auteur dont on ne sait au final que peu de chose, et essayer de lever le voile tout en initiant une histoire policière.
Côté style, on sent que l'auteur tente au maximum de se rapprocher de style de Jane Austen. Sans y réussir tout à fait bien sûr, mais comme ici, il est sensé s'agir du journal de l'auteur, on peut accepter que ce ne soit pas tout à fait la même plume.
Côté intrigue par contre, ça se corse. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dedans, justement à cause du concept de base de faire de Jane Austen une sorte de "Miss Marple". J'ai tenté pendant toute ma lecture de faire abstraction de ce que l'auteur tentait elle obstinément de mettre en avant. Et c'est fatiguant. Je me suis plusieurs fois demandée si j'abandonnais ou pas, sachant dès les premières 100 pages que je ne louperais pas grand chose. J'ai tenu bon, je ne sais pas trop pourquoi. Mais l'énigme devient plus présente et on passe un bon moment de lecture. Sans plus.

En bref, un livre qui, sans avoir été si désagréable à lire, ne me laissera certainement pas un souvenir impérissable et qui ne présente pas grand intérêt.

Objectif PAL : -1

Les Oiseaux, d'Alfred Hitchcock

Film américano-britannique d'Alfred Hitchcock sorti en mai 1963 avec Tippi Hedren, Rob Taylor et Suzanne Pleshette.

L'histoire : Mélanie, jeune femme quelque peu superficielle, rencontre chez un marchand d'oiseaux un brillant et séduisant avocat qui recherche des inséparables. Par jeu, Mélanie achète les oiseaux et les apporte à Bodega Bay. Dès son arrivée, elle est blessée au front par une mouette...

Mon avis : Ce chef d'œuvre d'Hitchcock repassait l'autre jour sur France 3 : l'occasion de le revoir, avec une œil plus critique puisque l'histoire est très connue, et d'apprécier la qualité de la réalisation. Si les films vieillissent quelques peu à cause des trucages trop visibles, de la façon de filmer et de la tenue et du comportement des personnages, il reste que le principal fonctionne.
Le suspense est magnifiquement construit, notamment avec cette scène où le jeu d'enfants derrière Mélanie se remplit petit à petit, au fur et à mesure des plans, de corbeaux dont le nombre est de plus en plus menaçant. L'art aussi de filmer des scènes où il ne se passe rien, juste pour faire monter la tension.
Hitchcock n'était pas dénué d'humour d'ailleurs, lorsque dans le restaurant, après l'attaque de l'école, alors que l'ornithologue explique que les oiseaux n'attaquent pas sans provocation de l'homme, et qu'elle est interrompue par la serveuse qui annonce en criant "Trois poulets rôtis !".
Je prends réellement du plaisir à voir ce genre de films, et j'espère de nouveau un cycle Hitchcock bientôt à la télévision.

Plus que parfait chocolat et framboises

Cette recette, je l'ai trouvé sur internet, ici. C'est une pure merveille pour moi qui aime autant les framboises que le chocolat. Et puis, si on veut céder complètement à la gourmandise, on peut y ajouter quelques framboises fraiches en décoration et un peu de crème anglaise. Mmmmmmm !!!

Ingrédients pour un cake :
- 120g de chocolat Noir à dessert
- 3 oeufs
- 100g de sucre en poudre
- 50g de beurre salé
- 25g de poudre d'amande
- une 20aine de framboises
- 1 pincée de sel

Faire fondre le chocolat et le beurre salé au bain marie. Laisser refroidir un peu.
Pendant ce temps, séparer les blancs des jaunes. Ajouter aux jaunes le sucre et l'amande en poudre. Bien mélanger puis ajouter le chocolat et le beurre fondus.
Monter les blancs en neige avec la pincée de sel, puis les incorporer au reste de la préparation.
Dans un moule à cake, beurré et fariné, verser la moitié, puis saupoudrer des framboises avant de verser le reste de la préparation.
Mettre au four à 200°C pendant 15 minutes maximum.

La nuit des enfants rois [Bernard Lenteric]

L'auteur : Bernard Lenteric est un romancier français né en 1944 et mort en mars 2009 des suites de la maladie de Charcot. Il a exercé les métiers les plus variés : maître nageur, vendeur de savonnettes fabriquées par les aveugles, colleur d'affiches, danseur mondain et joueur de poker. A 37 ans, il devient producteur de cinéma. Un de ses films, Le Dernier Amant romantique, remporte un grand succès. En 1980, il écrit son premier livre, La Gagne, puis un second, La Nuit des Enfants Rois, best-seller en France. Comme son premier livre, ce dernier sera bientôt porté à l'écran.

L'histoire : Sélectionné parmi les meilleurs romans par toute la presse, La nuit des enfants rois se déroule à toute allure, comme un merveilleux film, d'où l'on sort ébloui.
Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés. Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies. De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils voelnt, ils accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l'a compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu'il ne soit de leur côté...
Alors, s'ils étaient huit, le monde serait à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, La nuit des enfants rois.

Mon avis : Chaudement recommandé par ma moitié et son frère, ce roman est ... bizarre ! Un concept de départ intéressant, innovant pour l'époque et qui n'a pas vieilli à mon sens. Fluide et facile à lire également. Le souci se situe plus au niveau du rythme : on ne voit pas où veut en venir l'auteur, qui annonce un grand danger alors que le rythme ne s'accélère pas.
Et puis, qui sont les Sept ? En quoi ont-ils été capable d'écrire séparément un seul et même message ? Pourquoi ne pas avoir creusé cet élément ?
Du côté du positif, la résolution du problème à la fin est très bien menée, très intelligente et surprenante. On sent que Jimbo s'y résout la mort dans l'âme mais que c'est pour lui une question de vie ou de mort.

En bref, je n'ai pas grand chose à reprocher, juste que je n'ai pas été emballée... Il me semble que quelque chose manque, le lecteur attend sans que rien ne se produise...